Chabran Michel

Janvier 2016

Michel Chabran, chef étoilé et passionné de sport automobile

Il lui arrive de troquer la toque de cuisinier contre le casque de pilote automobile. Michel Chabran a pris à 15 reprises le départ du Rallye Monte-Carlo historique.

  • Vous êtes un inconditionnel du Rallye Monte-Carlo historique…

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    J’en ai disputé 15 ! Nous avons créé, avec des amis chefs cuisiniers, la Team des chefs. Les univers de la course automobile et de la gastronomie française sont très proches. Nous avons pour points communs d’aimer la belle mécanique, la bonne cuisine et les bons vins.

  • Comment est née cette passion pour la course automobile ?

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    Enfant, mon grand-père m’emmenait voir le Rallye Monte-Carlo. Dans la famille, on aime tous ça ! Mon fils Louis est devenu mon copilote, c’est merveilleux de partager cette course ensemble. Avant de participer au rallye, avec mes camarades, on faisait déjà du karting sur le circuit de la Roche-de-Glun.

  • Quel est votre meilleur souvenir en tant que pilote?

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    J’ai beaucoup de souvenirs... Le parcours réunit de belles étapes. Les paysages sont splendides, surtout quand ils sont enneigés. Saint-Nazaire-le-Désert, le col de l’Echarasson, le Moulinon - Antraigues sont mes spéciales préférées. Et le Turini, c’est magique !

  • Quelle automobile conduisez-vous ?

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    J’ai participé à mon premier rallye au volant d’une Mini puis j’ai roulé en Porsche. Je conduis aujourd’hui une BMW 2002 Ti, très fiable, merveilleuse sur la neige. Ma première voiture de sport achetée en 1970, était aussi une BMW…

  • Que redoutez-vous dans cette édition 2016 ?

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    Le rallye historique est une course de régularité où l’on ne doit pas dépasser une vitesse moyenne de 50 km/h. On roule sur de petites routes sinueuses. S’il y a de la glace ou de la neige, c’est plus compliqué de maintenir l’allure. Le rôle du copilote est primordial : il indique précisément si nous sommes en avance ou en retard. Il gère la fiche de contrôle et le boîtier de chronométrage dans des conditions parfois difficiles.
    Il doit avoir une confiance totale dans son pilote, et réciproquement. Bientôt mon fils prendra le volant et j’essaierai d’être un bon équipier !

  • Vous êtes-vous fixé un objectif ?

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    300 équipages seront sur la ligne de départ. L’année dernière nous sommes arrivés à la 24e place.
    Ce serait formidable si on se classait dans les 15 premiers !

  • Votre devise ?

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    Il faut avoir envie de gagner et se battre pour réussir.

  • Votre principal défaut ?

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    Je devrais être plus attentif aux conseils des autres. Je n’en fais un peu qu’à ma tête.

  • Votre héros ?

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    Emile Letournel, chirurgien orthopédiste qui a notamment opéré des pilotes accidentés.

  • Si Valence était…

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    …un souvenir ?

    Le ciel bleu, le soleil, les cigales, la porte de la Provence…

    …un lieu ?

    Le parc Jouvet.

    …un mot ?

    Vivement !