Le Parc de l’Epervière : un nouveau poumon vert de 7 hectares

  1. Un parc grandeur nature
  2. Des arbres, des fruits... pour tous
  3. Viarhôna, une redécouverte du fleuve
  4. L'histoire du site

Un espace de nature et de loisirs rendu aux Valentinois ! La Ville a démoli les bâtiments dégradés, restructuré le site, sécurisé ses abords et a aménagé un vaste espace vert.
Le 26 juin 2016, les Valentinois ont été nombreux à participer à la grande fête d’inauguration de leur nouveau parc urbain. Activités ludiques, village d’exposants, barbecue gastronomique et pique-nique géant ont été proposés dans une ambiance guinguette !
Le parc de l'Epervière, c'est 7 hectares de loisirs, sport, détente, mais aussi de sensibilisation à l’environnement... et un large panel d’activités familiales destinées à toutes les générations, au bord du Rhône.
D’ici 2019, la transformation globale s’achèvera avec la construction d’un centre aqualudique.

Une nouvelle vue sur le Rhône et l’Ardèche

Bordant le Rhône, le site de l’Épervière bénéficie d’un environnement exceptionnel. Le parc offre de nouvelles perspectives sur le Rhône, le massif de Crussol et son château. Des cônes de vue valorisent ce paysage.

Un patrimoine naturel valorisé

Le projet a été pensé de manière à préserver l’ambiance naturelle du site. Les espaces boisés ou de prairies, les haies brise-vent et les alignements d’arbres remarquables ont été conservés et valorisés.

16 M €

C’est le budget investi par l’Agglomération et la Ville sur cet espace (955 000 € pour la création du parc et 15 M € pour le centre aqualudique).

Un parc grandeur nature

Le réaménagement de l’Épervière s’attache à préserver et développer des conditions favorables au maintien de la biodiversité afin de permettre aux espèces de se reproduire et de se déplacer dans un écosystème favorable.

Une redécouverte de la « nature ordinaire »

Le parc met en valeur cette « nature de tous les jours » successivement dans la zone boisée, l’espace ludique, le verger, l’arboretum et la prairie fleurie. La dimension pédagogique du parc est affirmée de manière à sensibiliser les visiteurs à l’écosystème local, notamment avec l’installation de panneaux de communication et des QR-codes pour découvrir les essences remarquables de l’arboretum.

Le patrimoine naturel valorisé

De nombreuses essences de type Poplus, Fraxinus, Acer… ont été recensées sur le site. Implantés en alignement, en bosquet ou en unité, ces arbres ont été préservés car ils permettent de conserver la mémoire des lieux. Salix, Carpinus, Robinia, haies arbustives…  une grande diversité d’essences locales est également représentée : elles jouent un rôle de corridor écologique pour la faune et la flore et facilitent la migration et la nidification des oiseaux de passage dans le couloir rhodanien. Certains lierres ont été volontairement laissés sur le site afin qu’ils puissent courir le long des troncs favorisant ainsi la biodiversité et abritant des espèces comme que l’abeille solitaire.

La mémoire des lieux conservée

L’implantation des haies a été préservée pour conserver la mémoire des lieux (ancienne séparation du camping) mais aussi bénéficier de cette protection naturelle contre le vent. Les haies permettent également à quelques oiseaux et chauve-souris de se nicher, de se cacher d’un prédateur éventuel ou de se reproduire.

eperv04

Des arbres, des fruits... pour tous

En plus de la préservation des arbres remarquables présents sur le site, la création d’un arboretum et d’un verger enrichit le patrimoine arboré de l’Épervière. Découvrez les arbres de votre nouveau parc !

eperv06

Le verger

Le verger comprend 14 espèces d’arbres fruitiers cultivés avec des méthodes respectueuses de l’environnement et sans pesticide : amandiers, cerisiers, kakis, noisetiers, poiriers, pruniers, pommiers, soit 85 arbres de différentes essences afin d’améliorer la fructification. A l’automne d’autres arbres, notamment des oliviers, sont venus compléter le verger. Dès le printemps 2019, il sera possible de venir cueillir soi-même les fruits du verger, une fois qu’ils ont auront atteint leur maturité.

L’arboretum

Un arboretum, c’est un jardin botanique pédagogique qui rassemble de nombreuses espèces d’arbres sous forme de collections. A la manière d’un musée à ciel ouvert, il participe à la diffusion des connaissances sur les arbres et la biodiversité, à travers un parcours QR-code. L’ancienne pépinière municipale a été mise en valeur grâce au maintien d’arbres de grande qualité et par la plantation d’arbres d’essences particulières.

Viarhôna, une redécouverte du fleuve

Depuis 2011, le tronçon Tain-l’Hermitage – Valence de la Viarhôna rejoint la zone de loisirs du port de l’Épervière.
Trait d’union entre les Alpes suisses et la mer Méditerranée, la ViaRhôna permet la découverte à vélo de la vallée du Rhône sur 700 kilomètres. Avec ses 3 régions, 12 départements et 118 communes  traversés en Rhône-Alpes, elle est un moyen privilégié pour découvrir les espaces naturels, le patrimoine unique et la gastronomie de la vallée du Rhône.
https://www.viarhona.com

L'histoire du site

12ème siècle : les origines du site

L’ordre de Saint-Ruf s’est installé au 12e siècle sur la partie nord du site de l’Épervière, pour y rester pendant près de 4 siècles. Il subsiste aujourd’hui les ruines de la grande abbaye de Saint-Ruf, au sud du parc Jouvet.

L’ordre des chanoines réguliers de Saint-Ruf est né en Avignon, où leur importance génère des tensions avec le chapitre cathédral, qui aboutissent au transfert de l’abbaye-mère, en 1158, à Valence, sur le site de l’île l’Épervière, par l’abbé Raymond.
Le site de l’Épervière est alors très peu occupé jusqu’à l’arrivée de l’ordre et la construction de la grande abbaye de Saint-Ruf dont ne subsiste aujourd’hui que quelques vestiges, au sud du parc Jouvet. L’abbaye se composait d’une église abbatiale, d’un cloître, de bâtiments conventuels et probablement d’une école de sculpture. Les témoignages laissent penser que l’ensemble ainsi constitué avait une large emprise au sol.

Dans les années 1990, la démolition des friches industrielles situées au sud de la ville pose la question du bâtiment dit « ferme de Saint-Ruf », et de son potentiel archéologique.
En 2009, des sondages archéologiques sont réalisés, amorçant une reconnaissance de l’abbaye Saint-Ruf. Les indices obtenus autorisent la restitution d’un vaste édifice de près de 60 mètres de long.

eperv01

D’où vient le nom Épervière ?

Il s’agit du nom du cours d’eau qui longe le site. Le canal pourrait tirer son nom de la plante communément appelée Épervière, très présente en France et en Europe.

1960 : une base de loisirs et plein air

Dans les années 1960, la municipalité annonce la création d’une base de plein air et de loisirs, sur le site dit de « l’Épervière ». Un ambitieux projet pour développer le potentiel touristique de Valence, qui restera inachevé.

En mars 1965, Jean Pommier, maire-adjoint en charge des sports, annonce la création d’une base de plein air et de loisirs sur le site de l’Épervière. Le projet de réalisation de cet espace sera confié à l’architecte et urbaniste lyonnais Charles Delfante (1926-2012), concepteur du quartier de la Part-Dieu.

C’est un projet d’envergure qui est alors présenté, avec 12 ans de travaux et de nombreux équipements projetés : un centre d’accueil de 120 lits, un terrain de camping-caravaning et un centre nautique, un centre d’accueil de jeunes, un port de plaisance, une piscine, une plaine de jeux, un équipement hôtelier et commercial.

Deux architectes valentinois, Pierre Bouchardeau et Robert Salord, s’attèlent respectivement à la conception du centre d’accueil et du centre nautique. Le centre d’accueil des jeunes est prêt à fonctionner en 1973, il prend la dénomination de « centre d’éducation populaire et d’accueil des jeunes ». Il est construit sur pilotis car situé sur une zone potentiellement inondable. Le projet de centre nautique n’arrivera pas à terme : seulement 2 bâtiments sur 5 seront construits. Le projet de camping est quant à lui lancé en 1968. La nouvelle municipalité arrivée en 1971 revoit le programme avec des installations plus modestes.

eperv02 

1970 : le port de plaisance

C’est plus particulièrement avec la création du port de plaisance dans les années 1970 que le site de l’Épervière acquiert sa notoriété et que la ville se reconnecte à son fleuve. Des retrouvailles qui se renforcent avec l’aménagement de la ViaRhôna.

eperv03

En 1973, la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), la CNR (Compagnie Nationale du Rhône), la Sedro (Société d’équipement de la Drôme) et la Ville de Portes-lès-Valence initient un vaste projet d’aménagement industriel et portuaire au sud de la ville, dont un port de plaisance qui prend le nom de Henri Raymond. L’objectif est d’aménager le territoire et de valoriser ses atouts touristiques. En 1978 sont mis en service la digue séparatrice, le bassin dragué, la plateforme de remblai, la rampe de mise à l’eau et les pontons flottants. Le projet est financé par la Ville de Valence, la CNR, le Département de la Drôme et la Région Rhône-Alpes.

En 1986, une deuxième phase de travaux permet la création de voiries, de parkings, d’espaces verts et d’un embarcadère pour les bateaux à passagers. Un bulletin de liaison est édité et on célèbre la première fête de l’Epervière en 1988. Aujourd’hui, avec 420 postes d’amarrage sur digue et 60 places sur l’aire de carénage, le port de l’Epervière est le premier port de plaisance fluviale par sa capacité.

Qualité de service et attention portée à l’environnement ont été récompensées par l’obtention de la certification ISO 9001 en 2003, du label Pavillon bleu en 2005, et la labellisation ISO 14001 en 2010.

Les ports à Valence

Les crues du Rhône ont longtemps été un obstacle au développement d’infrastructures portuaires à Valence. Au Moyen-Âge, deux zones de trafic fluvial sont mentionnées en basse-ville, le « grand portalet » et « le portalet du sel ». Au 19e siècle, la technique de halage est remplacée peu à peu par les grands porteurs et remorqueurs à vapeur. En aval du pont Seguin se développe alors le grand port de Valence, mais le trafic fluvial décline au profit du transport ferroviaire, jusqu’en 1958 qui marque le coup d’arrêt des activités fluviales de la ville.