Cathédrale Saint-Apollinaire

La première communauté chrétienne de Valence se constitue au 3e siècle de notre ère. Le premier évêque est attesté en 314. Plus tard, à l’époque romane, Gontard, l’évêque du diocèse, souhaite un édifice digne de son rang.  Au 11e siècle, une nouvelle cathédrale appelée Saint-Apollinaire est alors édifiée en plein cœur du quartier religieux.

Le quartier cathédral

Installé à l’extrême sud-ouest de la ville ancienne, sur la première terrasse de la ville dominant le Rhône, le quartier cathédral est parfaitement situé. Au moyen-âge, le clocher de l’église sert de tour de guet pour surveiller la campagne alentour et la navigation sur le Rhône. Le palais épiscopal, ou résidence de l’évêque, est construit immédiatement au côté de l’église. Ce palais plusieurs fois transformé est devenu en 1911 le Musée des beaux-arts  et d’archéologie de Valence.

Les transformations de l’édifice

Au fil des siècles, la cathédrale a connu de nombreuses modifications. Elle est entièrement détruite au 16e siècle pendant les guerres de Religions. Elle est reconstruite au 17e, fidèle aux plans d’origine.  Au 18e siècle, l’évêque Alexandre Milon de Mesme réaménage richement son palais et son église. Il finance notamment  le grand orgue et son buffet, un nouvel autel en marbre et des tableaux. Au 19e siècle, le clocher est frappé par la foudre. Il est reconstruit, en partie en pierre de Crussol dont la couleur blanche contraste avec le reste de l’édifice essentiellement en molasse.

La cathédrale est classée Monument Historique en 1869.