Pendentif

Prosper Mérimée est nommé Inspecteur général des Monuments Historiques en 1834. Cette fonction le conduit à parcourir la France afin de  répertorier les monuments en péril méritant une protection. Il inscrit le Pendentif de Valence sur la première liste des Monuments historiques en 1840. Il reconnaît ainsi la valeur architecturale exceptionnelle de l’édifice.

Une chapelle funéraire

Une épigraphe gravée sur un des quatre murs intérieurs indique que l’édifice aurait été construit en 1548. Sous le bâtiment se trouve une crypte qui aurait pu accueillir des sépultures mais aucune n’a jamais été retrouvée.

Les voûtes sur pendentif

L’édifice tient son nom du système particulier de voûtement. En effet, la voûte du bâtiment est sphérique et portée par quatre pendentifs (système particulier d’assemblage de pierres placées dans les quatre angles). C’est l’œuvre d’un architecte chevronné dont le métier se développe en France vers le milieu du 16e siècle.

Un décor extérieur à l’antique

Les façades présentent une multitude de lignes sinueuses creusées dans la pierre, rappelant des galeries de ver de terre. Des animaux fabuleux, ou exotiques (salamandre, crocodile, pieuvre…) mais aussi des angelots ou des rosaces  sont cachés dans les entrelacs du décor. L’ensemble est réalisé en molasse, pierre très friable qui s’est usée avec le temps, rendant la lecture des décors difficile.

Le monument rappelle également le motif de l’arc de triomphe romain avec ses colonnes, ses chapiteaux et son architrave.

Les fonctions de l’édifice évoluent au cours de siècles

Alors que les guerres de religions laissent toutes les églises de Valence en ruines, le Pendentif semble y avoir échappé. Utilisé tour à tour comme cave, entrepôt,  bauges à cochons, le classement Monument historique sauve l’édifice de la destruction !