Bancel Désiré (1822-1871)

Originaire de Lamastre, Désiré Bancel fut élu député en 1849, durant la Seconde République. Hostile à Louis-Napoléon Bonaparte, il figure sur la liste des exilés de 1851, aux côtés de Victor Hugo, Mathieu de la Drôme et Madier de Montjau. A son retour en France, après l’amnistie (1869), il devient député dans le camp des républicains radicaux et s’engage contre la guerre avec la Prusse.

La statue à la gare de le représente prêt à rejoindre la Chambre des Députés. Le sculpteur, Paul Peyrouze, l'a représenté debout, en costume de voyage, canne à la main, au moment où il quittait Valence.

Au dos de la statue, on pouvait lire l'extrait du discours qu'il prononça en 1860 dans la cour de la gare avant de quitter sa ville : « Citoyens, je suis l'élu de Paris et de Lyon, mais mon cœur reste à Valence ». L'emplacement initial de la statue était devant la gare, où elle fut inaugurée en 1897, en même temps que celle d'Emile Augier. En 1942, elle est enlevée pour être fondue au profit de l’armée allemande. Elle reste stockée à Paris, puis suite à une erreur d’identification, elle est envoyée à Dunkerque sous le nom de « statue de Jean Bart ».

Elle revient à Valence en 1950 et trois décennies plus tard, elle est installée sur les boulevards. Elle était peu visible puisque entourée de places de parking et sous les frondaisons des platanes. Lors des travaux sur les boulevards au début des années 2000, la statue est stockée provisoirement dans les locaux des services techniques, pour retrouver dix ans plus tard sa place initiale, devant la gare.