Éric Chapand

Il dirige Valence Romans tourisme, l’office de tourisme & des congrès de l‘Agglo, « territoire prometteur » qui a comptabilisé, l’an dernier, plus de 700 000 nuitées.

  • Quels sont les atouts de Valence et, plus globalement, du territoire de l’Agglo, en matière de tourisme ?

Si nous ne devions en retenir qu’un, ce serait notre situation géographique, au sud, sur la route des vacances. Un accès facile : deux autoroutes, une gare TGV, un fleuve, la ViaRhôna… Valence, c’est le soleil, une ambiance pré-provençale, un art de vivre, les terrasses des cafés et restaurants… C’est une ville à la campagne. On y fait du vélo, de la randonnée pédestre, on flâne sur les marchés où l’on trouve de bons produits du terroir, on y rencontre des producteurs, des artisans… Porte d’entrée de la Drôme, ce territoire valorise son positionnement bio, avec l’état d’esprit inhérent à ce mode de culture. Proximité, authenticité, traçabilité, valeurs qui le caractérisent, sont aujourd’hui plébiscitées par les clientèles touristiques.

 

  • Est-ce que cela suffit à attirer les touristes et retenir ceux qui sont de passage, sur la route des vacances ?

Ce qui guide le choix d’une destination, c’est également ce qui s’y passe, ce qui s’y vit intensément. Miser sur l’événementiel demeure une priorité. Les spectacles, les festivals permettent d’asseoir la notoriété d’un territoire. Sa structuration est également primordiale. Dans ce cadre, plusieurs projets sont prometteurs : un équipement dédié à la gastronomie ; un centre aqualudique ; une halte fluviale attendue par de nombreux croisiéristes… Par ailleurs, nous avons la chance d’être sur le trajet de la ViaRhôna, empruntée par un nombre croissant de cyclotouristes. Et nous Éric Chapand avons ce joyau qu’est le port de plaisance de l’Épervière. Tout lien avec le Rhône est à privilégier. Comme le disent les Anglais, en matière de tourisme : « No water, no business. »

 

  • Le Tour de France fait étape à Valence le 20 juillet. Une aubaine ?

On pense bien-sûr aux retombées directes : hôtels, restaurants… Mais cet événement constitue avant tout le meilleur rapport qualité/prix pour la promotion de l’image d’un territoire. Les retombées indirectes sont exceptionnelles : 800 journalistes citent pendant toute l’étape le nom de la ville d’arrivée. Les images aériennes sont magnifiques. De quoi donner à des milliers de téléspectateurs l’envie de venir en vacances chez nous.

 

  • Les Valentinois ont-ils un rôle à jouer dans la promotion de leur ville ?

Valence Romans tourisme fédère une douzaine de « greeters » (hôtes), des bénévoles qui font partager aux visiteurs leur bonheur d’habiter ici, autour d’un centre d’intérêt à partager : randonnée, pêche, histoire… On ne s’en rend pas ou plus compte quand on vit ici, mais pour nombre de touristes, Valence, c’est le paradis. 


  • Une journée à Valence pour une famille de touristes ?

Le musée, avec, en prime, la vue depuis le belvédère. Un tour sur le marché ou/et au coeur du centre historique. Un déjeuner en terrasse. Une promenade le long des canaux… ou sur la  ViaRhôna en louant des vélos. Une large respiration au parc Jouvet avec un passage sous le kiosque Peynet.

 

  • SI VALENCE ÉTAIT…

…un lieu : le port de plaisance. L’eau, les bateaux, l’ambiance, un avant-goût de vacances…
…un souvenir : les odeurs, les saveurs et les bruits des marchés locaux.
…un mot : authenticité.

Valence-Romans tourisme développe une application, destinée en priorité aux non-voyants, qui permettra d’entendre Valence. « I guide U » sera disponible au printemps ou à l’été 2018.