La transition énergétique

Valence fait le choix de la géothermie 

Énergie 100 % renouvelable, la géothermie concentre de multiples atouts.

Valence s’est engagée dans un projet de géothermie pour alimenter son réseau de chauffage urbain.

Actuellement et depuis 1967, le réseau de chaleur géré par la Ville fonctionne comme un grand chauffage central à l’échelle de trois quartiers : le Plan, Fontbarlettes et le Polygone. Il dessert en chauffage et en eau chaude sanitaire près de 4000 logements collectifs, des équipements publics et des institutions : des écoles, la cuisine centrale municipale, la piscine Jean Pommier, la Maison de la vie associative, le site de Latour-Maubourg, l’université, des collèges et lycées…

La chaleur est produite par la centrale située rue du capitaine Dreyfus. Elle provient pour 2/3 du gaz et 1/3 de la cogénération (production d’électricité dont on récupère la chaleur).

L’exploitation de ce réseau est confiée depuis janvier 2017 à la société Coriance, dans le cadre d’une délégation de service public. C’est avec EVVA (Energie Verte Valence), la nouvelle filiale de Coriance, entièrement dédiée au réseau de chaleur à Valence, que le groupe a pris en charge le réseau.

Le Groupe Coriance a à sa charge :

  • La production, le pilotage et la distribution de chaleur,
  • Le développement du réseau et son extension
  • L’entretien, le renouvellement et la modernisation de l’ensemble des réseaux et installations,
  • L’accompagnement des Valentinois vers la sobriété énergétique.

 

Des travaux sur le réseau de chaleur

Depuis le début du mois de juillet 2017, la société EVVA a engagé des travaux de modernisation du réseau de chauffage urbain de Valence.

Plus d'infos sur les travaux en cours.

Retrouvez toutes les informations sur la société EVVA et sur les travaux engagés à Valence.

 

Une énergie inépuisable

Le choix de la géothermie répond aux objectifs de l’Agglo, labellisée territoire à énergie positive (Tepos), qui visent à atteindre une autonomie énergétique locale et à réduire de 50 % nos consommations.

Ne nécessitant aucune combustion, l’énergie géothermique n’émet ni CO2 (principal gaz à effet de serre) ni particules fines dans l'atmosphère. Aucune substance dangereuse n’est transportée ou stockée en surface. L’eau chaude puisée est directement exploitée sur place. L’énergie géothermique est inépuisable et disponible en continu.

Autre atout, son prix est compétitif et stable car indépendant du cours des énergies fossiles. Ce qui permettra à la Ville de négocier les coûts pour alléger les factures qui pèsent sur les ménages.

La municipalité a signé, en février 2014 un précontrat d’achat de chaleur avec la société française Fonroche, spécialisée dans la production d’électricité par géothermie.

Le projet financé totalement par l’entreprise, prévoit la création d’un forage et d’une unité de production électrique, à proximité du nouveau centre pénitentiaire, sur un terrain de 2,5 hectares. Des études de faisabilité ont été réalisées pendant le mois d’août 2016 avant la réalisation d’un premier « forage test » mis en chantier fin 2017. La mise en service du réseau de chaleur géothermique est prévue à l’horizon 2019.

 

Comment ça marche ?

Le principe de la géothermie est simple : il consiste à utiliser l’eau chaude accumulée depuis des millions d’années dans les nappes souterraines pour produire de l’électricité et alimenter un réseau de chaleur urbain.

En France, la température moyenne au niveau du sol varie de 10 à 14°C. Plus on s’enfonce sous terre, plus elle augmente : en moyenne de 3,3°C tous les 100 mètres. Cette source d’énergie est disponible 24h/24, 365 jours par an. Elle est utilisée depuis plusieurs années en région parisienne : on recense plus de 35 réseaux de chaleur en Ile-de-France qui desservent, grâce à des puits situés à plus de 2 000 m de profondeur, environ 200 000 logements. À Valence, la démarche de Fonroche repose sur la production d’électricité et d’énergie thermique. Pour ce faire, l’entreprise va utiliser la technologie des doublets, éprouvée depuis plusieurs décennies : l’eau sera remontée d’un premier puits, dit « producteur », jusqu’à un échangeur thermique situé en surface qui récupérera ses calories. Ensuite, l'eau refroidie sera réinjectée dans la nappe grâce à un second puits, dit « injecteur ». Ces deux puits formeront une boucle fermée indépendante. À aucun moment l’eau géothermale n’entrera en contact avec la nappe phréatique ou l’eau de la ville.

L’eau puisée générera de la vapeur et fera tourner une turbine qui produira de l'électricité, revendue à EDF.

La chaleur résiduelle sera utilisée pour chauffer l’eau circulant dans le réseau de chauffage urbain et fournir ainsi de la chaleur à tous les logements et équipements publics des quartiers du Plan, de

Fontbarlettes et du Polygone et à terme le centre hospitalier de Valence, l’un des plus gros consommateurs d’énergie de la ville et de nombreux équipements et entreprises du quartier Briffaut.