La nature en ville

À Valence, avec près de 300 hectares d’espaces verts et un recouvrement végétal de 45 % (zones naturelles et agricoles), la nature a toute sa place qu’elle soit à l’état brut ou aménagée dans des parcs. La Ville agit au quotidien pour préserver, protéger et valoriser cet équilibre.

Une gestion des parcs 100 % écoresponsable

Le service Espaces Verts et Nature en Ville entretient les parcs avec des méthodes respectueuses de l’environnement. Découvrez un petit lexique des principales techniques utilisées par les jardiniers dans toute la Ville.

Recyclage
Sur le site de l’Épervière, le broyat issu de la taille des arbres et arbustes sert de paillis dans les massifs. Les gravats provenant des démolitions sur le site de l’Épervière ont été réutilisés pour la conception des allées. Enfin, de la terre végétale de bonne qualité issue d’un curage de bassin d’eau pluviale a été revalorisée sur le site dans le cadre des travaux.

Zéro-pesticides

Depuis 2009, la Ville s’est engagée à ne plus utiliser de pesticides pour l’entretien de ses espaces verts, des terrains sportifs et la production florale. Depuis 2012, cette démarche est mise en place à 100 %.

La lutte biologique

C’est une méthode naturelle de lutte contre les espèces nuisibles, les maladies ou les mauvaises herbes. Les pesticides chimiques sont en effet
remplacés par des prédateurs (insectes par exemple) ou des produits naturels.

Le mulching

Le mulching est un système qui broie l’herbe sans la ramasser ce qui nourrit la pelouse, à la manière d’un compost.

Fauchage raisonné
Cette technique consiste à respecter le cycle de vie et de reproduction des animaux et des plantes. La fauche est ainsi volontairement réalisée à une
hauteur variable en fonction des saisons et des sites. Cela explique pourquoi l’herbe n’est pas toujours coupée à ras. Objectif : favoriser la biodiversité et limiter les déchets verts.

Mais aussi...

D’autres dispositons sont prises pour rendre les parcs 100 % respectueux de l’environnement : éclairage minimal pour ne pas gêner les espèces
animales, mise en place de mobilier en bois, pelouse sans arrosage...

Fleurir Valence ensemble

Depuis plus de 16 ans, le concours Fleurir Valence récompense les Valentinois qui prennent part au fleurissement de notre ville et à l’amélioration du cadre de vie.

En 2017, ce sont 47 valentinois qui ont participé au concours Fleurir Valence répartis en 4 catégories : maison avec jardin / fenêtre/balcon / commerce / jardin partagé ou collectif.

Retrouvez tous les lauréats.

Concours Massifs Fleuris
Pour favoriser la participation de tous à l’embellissement du cadre de vie, la Ville de Valence a proposé en 2016 aux Valentinois de voter pour leur massif de fleurs préféré parmi 5 proposés et exposés au Parc Jean Perdrix. Près de 100 participants ont voté pour leur massif favori qui sont désormais installés dans les cœurs de quartiers.

Les conseils des jardiniers de la Ville

 Que faire de son jardin en février ?

  • Février est la pleine période de taille des haies et des arbustes à floraison estivale (althéa, lagerstroemia…).
  • Il est temps de terminer la taille des vivaces (plantes pérennes qui fleurissent sur plusieurs années) comme la gaura ou la verveine. L’élagage des arbres a débuté fin novembre ; il peut se poursuivre jusqu’à fin mars. Il est par contre déconseillé de toucher aux graminées qui donnent du volume et du graphisme au jardin en période de disette hivernale.
  • C’est également la période de plantation des arbustes et arbres, plantations en racines nues, mottes et conteneurs. Il est impératif de ne rien tenter sur ses rosiers : il faudra s’occuper d’eux en mars, pas avant !
  • Si ce n’est pas encore fait, il est grand temps de protéger ses plantes gélives (géraniums, agrumes, lauriers roses, palmiers…) en les entourant d’un voile d’hivernage de leur base à leur feuillage. Il est préférable de rentrer les plantes en pot pour les protéger du froid : si ce n’est pas possible, veillez à les exposer côté sud, à l’abri du vent.
  • Pensez aussi aux oiseaux : nourrissez-les avec des boules de graisse que vous suspendrez. Évitez de leur proposer des miettes de pain qui vont leur donner soif. Et commencez à penser à l’aménagement de votre jardin et à la composition de vos jardinières, dans la perspective du concours Fleurir Valence !

Que faire de son jardin en mars ?

  • Terminez l’élagage et la taille des haies, des arbustes à floraison estivale et des vivaces. 
  • Taillez rosiers et plantes grimpantes. Coupez le rameau choisi à deux yeux, coupe à effectuer au-dessus d’un œil (soit l’équivalent d’un rameau de 10 à 15 cm). Profitez-en pour planter de nouveaux rosiers en racines nues ainsi qu’arbres et arbustes en racines nues ou en mottes.
  • C’est le moment de diviser les vivaces pour éviter qu’elles ne s’étouffent ou s’étiolent. Avec une bêche, séparez-les en deux ou en quatre et replantez les mottes. Mars est le mois des pelouses !
  • Avec une triandrie, un outil à pointe ou des crampons spéciaux, faites des petits trous pour décompacter et aérer. Ratissez avec un peigne à gazon pour enlever les dépôts de végétaux secs accumulés pendant l’hiver. Repérez les surfaces qu’il faut regarnir : grattez un peu la terre, apportez du terreau et semez. Préférez un engrais organique de composition animale (sang desséché, déchets de poissons…) ou végétale (compost, déchets verts).
  • Si tout est à faire, préparez le terrain : fraisage de la surface, mise en forme en griffant le sol pour émietter les mottes de terre puis ratissage afin de niveler et supprimer les cailloux. Semez (30 gr/m² ; effectuez deux passages croisés). Griffez le semis pour enterrer légèrement les graines et finissez par un roulage et un léger arrosage en pluie fine.
  • Et gardez en tête le concours Fleurir Valence !

Que faire dans son jardin en avril ?

  • Tout risque de gelée étant écarté, taillez oliviers et lauriers roses ainsi que les arbustes à floraison printanière dont les fleurs ont fané (forsythia, groseilliers à fleurs, corête du Japon…). Arrêtez l’élagage : les arbres, en pleine montée de sève, sont fragiles.
  • Il est temps de sortir les géraniums et agrumes de leurs abris, d’ôter les voiles d’hivernage posés avant l’hiver sur les plantes gélives restées à l’extérieur.
  • C’est la période idéale pour les semis de gazon et leur entretien ; la tondeuse reprend du service !
  • Préparez les sols et les jardinières (nettoyage des déchets, ajout de fumure) en prévision des plantations des plantes annuelles (pas avant début mai) : pétunias, géraniums, sauges, impatients… Rempotez les plantes vertes (changement de pot et de terreau).
  • Il est conseillé de couper les cocons de chenilles processionnaires qui ont élu domicile dans les arbres. Attention toutefois : les poils de ces chenilles sont très urticants, d’où des réactions allergiques parfois graves. Portez, si possible, une tenue d’apiculteur ou faites appel à un élagueur. Des éco-pièges sont vendus en jardinerie ; ils se fixent sur les troncs.
  • Surveillez la très vorace pyrale du buis. Les chenilles peuvent être vaincues grâce à des pulvérisations de Bacillius thuringiensis, produit écologique très efficace mais dangereux pour les abeilles. Ou adoptez des poules, qui sont friandes des papillons.

Que faire dans son jardin en mai et juin ?

  • Il est temps de s’occuper des bulbes de printemps (narcisses, tulipes, jacinthes…). Plantés à l’automne, leur floraison est terminée. Pour les régénérer et les pérenniser, attendez que feuilles et fleurs soient sèches pour les couper. Si vous sortez les bulbes de terre, veillez à les stocker à l’abri de la lumière et de l’humidité pour les replanter en octobre/novembre. Avant fin mai, plantez les bulbes d’été (lys, glaïeuls…).
  • Sauge, bégonia, pétunia, impatience, rose d’inde, géranium… Les annuelles attendent d’être plantées pour fleurir en été dans les jardins et sur les balcons ! Casser légèrement les racines et les mottes lorsque vous les sortez des pots en plastique : cette petite manipulation favorisera leur développement. Avant de les mettre en terre, laissez les tremper dans un seau d’eau jusqu’à ce que la motte soit imprégnée : cela vous fera gagner des arrosages. Arrosez au pied de la plante pour ne pas créer de poche d’air autour des racines. Tuteurez les grandes plantes (roses trémières, dahlias…).
  • Débarrassez-vous des pucerons en traitant arbustes et rosiers au savon noir, méthode 100 % écologique : diluez du savon noir liquide dans de l’eau (environ 5 % du volume d'eau) et pulvérisez. Les envahisseurs périront étouffés par cette matière grasse.

Que faire dans son jardin cet été ?

  • Il est vraiment temps de tailler les arbustes à floraison printanière, comme les forsythias. Derniers jours également pour mettre en terre les plantes annuelles dans les jardinières ou massifs.
  • Pour que la pelouse ne souffre pas trop de la chaleur, remontez la hauteur de coupe en réglant votre tondeuse. De ce fait, la tonte sera moins agressive, l’évaporation moins rapide et l’herbe résistera mieux.
  • En été, le jardinier assure l’entretien de tout ce qu’il a planté en amont. Il coupe les fleurs fanées de ses annuelles et de ses vivaces pour favoriser leur repousse. Il soutient ses plantes hautes à l’aide de tuteurs. Il surveille les attaques de prédateurs (pucerons, araignées…) que l’on peut combattre écologiquement : diluez du savon noir liquide dans de l’eau (environ 5 % du volume d’eau) et pulvérisez.
  • Il a fait très chaud en mai et l’été arrive officiellement ces jours-ci. Pour limiter les arrosages des plantes et arbustes, prévoyez un paillage (plaquettes forestières, fibres de peuplier, lin, paille…) : cela retarde l’évaporation de l’eau et apporte au jardin une touche décorative.
  • Petits rappels concernant l’arrosage : n’aspergez pas les plantes et arbustes en pleine journée mais plutôt le soir ; préférez les « gros » arrosages, qui atteindront les racines en profondeur, aux « petits » arrosages réguliers moins efficaces ; souvenez-vous qu’ « un binage vaut 2 ou 3 arrosages » ; … et privilégiez, lorsque vous choisirez vos prochaines plantations, les plantes de maquis et méditerranéennes, moins gourmandes en eau.

Que faire dans son jardin en septembre ?

  • L’été 2017 a été chaud. Si la chaleur persiste en septembre, continuez à arroser les massifs de plantes annuelles et les plantations de l’hiver (arbres et arbustes). Si les vivaces ont manqué d’eau cet été, coupez-les : il se peut qu’elles reverdissent.
  • Coupez les fleurs fanées des annuelles et des vivaces, de préférence avec un sécateur. Cela leur permettra de refleurir encore une fois et soulage les plantes.
  • Occupez-vous de vos rosiers : coupez les tiges en biseau au-dessus d’un oeil (avec le haut du biseau au niveau de l’oeil). Ainsi, ils pourront accueillir de nouveaux boutons avant l’hiver.
  • Si les températures faiblissent un peu, on peut commencer à tailler les haies (ne surtout pas le faire en cas de grosses chaleurs, cela les fragiliserait) et régler – voire arrêter – le dispositif d’arrosage intégré.
  • Cet été, la pyrale du buis a encore frappé et ce papillon ravageur n’a pas dit son dernier mot. Pour venir à bout des chenilles, le Bacillus thuringiensis, traitement biologique, a fait la preuve de son efficacité. Tout comme les poules, qui gobent les papillons. Si votre buis a été attaqué, essayez de bien le « rabattre » (le tailler en ne laissant que les grosses branches). Bien arrosé, il se pourrait qu’il retrouve de la vigueur.
  • En résumé, au jardin, septembre est un mois de surveillance et de nettoyage.

Que faire dans son jardin en octobre ?

  • La sève commence à descendre : on peut se lancer dans la taille des arbres et arbustes.
  • Vos plantes vivaces prennent du volume ? Vous pouvez les diviser. Avec une bêche, partagez le bloc racines. Cela permettra à la partie que vous laissez en terre de se régénérer. Taillez légèrement les racines et les tiges de l’autre partie de votre plante et replantez-la ailleurs – en l’arrosant abondamment – … ou offrez-la à votre voisin !
  • Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’heure de la dernière tonte n’a pas encore sonné… C’est le moment d’apporter un peu d’engrais organique à votre gazon pour qu’il reprenne de la vigueur après un été éprouvant.
  • Il est temps de planter des bulbes à floraison printanière. Les crocus par exemple qui viendront égayer le gazon à la fin de l’hiver. Pour obtenir un effet naturel, lancez-les à la volée sur votre gazon et plantez-les là où ils sont tombés en creusant un trou peu profond que vous recouvrirez de sable ou de terreau. Variez les couleurs. On peut aussi opter pour des jonquilles ou des narcisses : il faudra alors enlever la plaque de gazon, creuser un trou de 10 à 15 cm pour y déposer les bulbes, puis reposer la plaque.
  • Les plantations de bisannuelles peuvent débuter : pensées, giroflées, pâquerettes, myosotis… ou encore primevères qui fleuriront au printemps.
  • Enfin, préparez-vous à la corvée des feuilles mortes, que vous composterez ou emporterez à la déchetterie car il est interdit d’en faire un feu de joie.

Que faire dans son jardin en décembre ?

  • Une priorité pour tous ceux qui ont des résineux dans leur jardin : la chasse aux cocons de chenilles processionnaires. En respectant un certain nombre de règles de sécurité, car cocons comme chenilles sont très urticants : ils peuvent provoquer des démangeaisons, des allergies, des irritations oculaires, des difficultés respiratoires… voire une nécrose de la langue chez les chiens qui s’aventureraient à les goûter.
  • Avant d’opérer, il faut s’équiper : gants au minimum, voire lunettes. Ne pas saisir le cocon avec les mains, mais couper le bout de la branche sur laquelle il s’est installé. Pour le détruire, il est déconseillé de le brûler car inhaler la fumée peut présenter des risques pour la santé. Les jardiniers de la Ville recommandent d’immerger le cocon pendant deux ou trois jours dans une bassine remplie d’eau.
  • Une fois ce problème réglé, on finit de tailler les haies, d’élaguer les arbres. On tond son gazon pour la dernière fois de la saison. On rentre ses plantes gélives ou on les recouvre d’un voile d’hivernage.
  • On pense à hiverner les compteurs d’eau et les robinets extérieurs. On enlève les piles du programmateur automatique d’arrosage pour éviter qu’elles ne s’oxydent.
  • On plante ses arbres et ses arbustes, en racines nues ou en mottes. Et surtout, on n’oublie pas de bien les arroser : même en hiver, les jeunes pousses ont besoin d’eau.

Les chiffres

  • 53 : C’est le nombre de parcs, espaces verts, squares et jardins publics répartis dans chaque quartier de la ville. Tous les Valentinois disposent ainsi d’un espace vert à environ 10 minutes à pied de leur habitation.

  • 4 : Valence est labellisée Ville 4 fleurs (niveau maximum), une récompense nationale qui salue le travail quotidien et l’engagement de la Ville en matière de gestion des espaces verts et de développement durable. Les Valentinois sont également invités à prendre part au fleurissement et à l’embellissement de la ville, via le concours « Fleurir Valence ».

  • 7 : C’est le nombre de jardins familiaux ou partagés présents à Valence. Deux sont actuellement en projet, dans les quartiers du Plan et du Grand Charran.

  • 40 : C’est en km la longueur du réseau de canaux qui irriguent de nombreux quartiers de Valence, dont 17 km à ciel ouvert.

  • 2 000 : C’est en m² la surface des serres de production municipales, dont 180 m² ont plus de cent ans. Les fleurs produites embellissent les massifs saisonniers.

  • 23 000 : C’est le nombre d’arbres gérés et entretenus par la Ville dans les espaces publics : parcs, squares, écoles, crèches… 7 agents composent l’unité arbre de la Ville et 2 000 arbres sont entretenus annuellement par des arboristes grimpeurs.

  • 15 : L’Unité arbre de la Ville intervient sur site en moins de 15 minutes, en cas de demande urgente liée au patrimoine arboré.

  • 15 : C’est le nombre de ruches urbaines installées dans le cadre du projet « Abeilles en ville » soutenu et accompagné par la Ville. L’objectif est de sensibiliser à notre dépendance aux insectes pollinisateurs et à leur fragilité.

  • 2 : Le territoire communal abrite deux zones humides notables, à Chateauvert et à Laprat. Elles offrent un milieu propice au développement d’une faune et d’une flore habituellement peu présentes en milieu urbain.

  • 250 : C’est le nombre moyen de sapins recyclés par la Ville après les fêtes de Noël. Ils sont réutilisés sous forme de paillis arbusifs.

  • 300 : C’est en m² la surface du jardin thérapeutique qui sera installé dans le Clos Sylvestre au printemps 2017. Élaboré en partenariat avec l’association Les Blouses Roses, il accueillera des plantes colorées et odorantes. Objectif : stimuler la mémoire, notamment des malades d’Alzheimer, grâce aux concentrés d’odeurs qui raviveront les souvenirs d’enfance.