Développement durable : la Ville agit

« Le développement durable vise à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » (rapport Bruntland, 1987).

Au quotidien, nous agissons tous, un peu, beaucoup, passionnément…en faveur du développement durable. Préférer la marche à pied à la voiture, acheter des légumes produits localement, faire du bénévolat dans une association… c’est opter pour le développement durable !

Cette notion a été officialisée au Sommet de la Terre, à Rio, en 1992. Le développement durable, souvent restreint à la seule dimension environnementale,  concilie en réalité protection de l’environnement, équité sociale, efficacité économique.

A l’instar des autres collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants, la Ville de Valence doit présenter chaque année un rapport listant les actions mises en œuvre pour passer de la théorie… à la pratique. Elles sont classées en cinq finalités que nous vous présentons en les illustrant de quelques exemples.

Consulter le rapport de développement durable

 

Finalité 1 : lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère.

Plus de 10 000 Valentinois sont desservis par un réseau de chaleur de près de 14 km. Des travaux de rénovation des installations ont été engagés afin de réduire les consommations d’énergie. Parallèlement, des études sont en cours avec pour objectif d’alimenter ce réseau grâce à la géothermie, énergie renouvelable et économique.

 

-Le projet de géothermie a été confié à la société Fonroche Géothermie. Les travaux de construction d’une plateforme de forage sont en cours.

Finalité 2 : préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources.

3400 enfants ont participé à la semaine de lutte contre le gaspillage alimentaire. En complément, des actions de sensibilisation des écoliers sont organisées : goûter à tout pour moins jeter, peser les poubelles, composter les déchets alimentaires…

 

-Les repas servis dans les restaurants scolaires sont constitués à 35% de produits bio et achetés localement.

Finalité 3 : épanouissement de tous les êtres humains.

La Ville veut rendre la culture, sous ses multiples formes, accessible à tous : organisation de grands rendez-vous festifs, programmation de spectacles de plus en plus suivis au Théâtre de la Ville, Grand week-end en famille au musée… Un nouvel équipement de quartier a été ouvert en octobre 2016 dans la basse-ville, seul quartier de Valence qui n’en avait pas.

 

 Finalité 4 : cohésion sociale et solidarité entre les générations

La Ville accompagne ses seniors. Son Centre communal d’action sociale (CCAS) organise trois fois par an des séjours à des tarifs préférentiels pour les personnes isolées.

Sept éducateurs vont à la rencontre des jeunes de 11 à 21 ans, marginalisés ou en voie de marginalisation, dans les quartiers prioritaires. Ces « tisseurs de lien social » leur offrent écoute et accompagnement.

 

Finalité 5 : transition vers l’économie circulaire.

En mars dernier, la Ville a organisé des Assises du commerce. Objectif : définir des pistes d’actions pour préserver l’attractivité des commerces de centre-ville. Une étude a permis de recueillir le point de vue de 200 consommateurs.

 

Les actions menées par la Ville le sont en lien avec le Plan climat air énergie territorial (PCAET) de l’Agglo dont l’objectif est de parvenir, en adoptant de nouvelles pratiques, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et les consommations d’énergie.

 

  Protéger la ressource en eau

165 litres d’eau : c’est la consommation moyenne par jour et par habitant en 2016, soit 10 litres de moins qu’en 2015.

Opérateur public municipal, Eau de Valence a pour mission de prélever, traiter et distribuer de l’eau potable à plus de 62 000 Valentinois.

Afin de préserver cette ressource, a été créé à Valence,  dans le cadre de la démarche « captages prioritaires », un comité d’évaluation indépendant, dispositif unique en France. Sa mission consiste à vérifier l’efficacité des actions menées par Eau de Valence pour garantir la protection de la ressource en eau.

La préservation de la ressource passe également par la chasse au gaspillage. Le taux de renouvellement des canalisations d’eau potable est passé de 0,48% en 2012 à 1,23% en 2016. 500 capteurs intelligents sont installés sur les 300 km de tuyaux qui sillonnent la ville pour optimiser la recherche de fuites. Sur le site de Mauboule, la salle de pilotage d’Eau de Valence permet de les détecter en temps réel et garantit des interventions plus rapides pour les colmater. Après Paris et Nice, Valence a été la troisième ville de France à se doter de cet équipement grâce auquel 50 000m³ d’eau seront économisés chaque année.

Si la régie municipale veille à préserver l’eau, elle surveille aussi de très près sa qualité : depuis sa création, 100% des analyses d’eau potable réalisées se sont révélées conformes.

eaudevalence.fr

 

Préserver la flore et la faune

On recense à Valence 266 hectares d’espaces verts urbains, soit 7% de la superficie de la ville et près de 40m² par habitant. On peut s’y détendre dans 52 squares, parcs et jardins. Le parc de l’Epervière, ouvert en juin 2016, bénéficie de l’agrément Refuge LPO (Ligue de protection des oiseaux) : la Ville s’est engagée à créer des conditions propices à la biodiversité en aménageant des milieux favorables à la faune et la flore sauvages, en privilégiant les plantations d’espèces locales, en adoptant un mode de gestion écologique et des gestes éco-citoyens (irrigation minimale, recyclage des déchets verts…). La LPO veille au bien-être des oiseaux et anime des visites pédagogiques à destination des écoliers.

Par ailleurs, la Ville soutient les jardins partagés et familiaux, notamment en mettant du terrain à la disposition des associations qui les gèrent. Elle accompagne des projets citoyens, comme l’aménagement des sources du Charran. Elle préserve son « capital nature » : l’espace Paule Devivaise à Châteauvert, classé « Espace naturel sensible » ou encore ses 40 km de canaux, dont 17 à ciel ouvert.

 Valence a obtenu le label « 3 libellules » pour la qualité de son action en faveur de la biodiversité.

-La Ville, l'ARS et l'Observatoire Régional de la Santé Auvergne Rhône Alpes réalisent depuis 2016 une étude d’impact santé (EIS) des aménagements réalisés sur le site de l’Épervière. La démarche vise à évaluer les bienfaits du parc  sur la santé des Valentinois : nature en ville, activités physiques, accessibilité pour tous, bien-être et vivre ensemble. Cette démarche d'évaluation est innovante puisque lors de son lancement seulement deux autres études avaient déjà été réalisées  en région Auvergne-Rhône-Alpes

 Encourager la marche et le vélo

Lancée parallèlement à Valence et à Clermont-Ferrand métropole avant même la création de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes, l’étude Parcoura a pour objectif d’encourager les déplacements « actifs » (à pied, à vélo…) pour les trajets professionnels et de loisirs, en améliorant les parcours piétonniers et cyclables.

Cette étude, pilotée par la Ville en lien avec l’Onaps (Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité) et l’ORS (Observatoire régional de la santé), consiste à interroger des groupes d’habitants (seniors, étudiants…) et à les mettre en situation. De leurs remarques naîtra un plan d’action. Parcoura a été lauréat national de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). 

En complément de cette étude, la Ville travaille avec l’association REVV (Roulons en ville à vélo), consultée à chaque nouvel aménagement de voirie. 

 

Les actions destinées à favoriser les « mobilités actives » ont pour double enjeu d’améliorer la santé des Valentinois (grâce à l’activité physique) et la qualité de l’air.

 

Parmi les parcours piétons/cycles qui devraient être appréciés des Valentinois, la prochaine création d’une liaison verte reliant le centre-ville au parc de l’Epervière.

 

 La parole à

Lionel Brard, adjoint à la santé, l’environnement, l’écologie urbaine et la participation.

« Valence, capitale de la moyenne vallée du Rhône se doit d’être en pointe dans le domaine de la transition énergétique et écologique pour la croissance verte. Il en va de son rayonnement territorial, de son développement économique et de son attractivité. Dans le concert des métropoles de Lyon, Saint Etienne, Grenoble, Aix-Marseille, Valence et le Grand Valentinois, situés à la croisée des Alpes et du Rhône, disposent d’atouts indéniables : la qualité de l’environnement de vie et le dynamisme de son économie verte et numérique.

Avec l’agro-alimentaire, la santé, la transformation bio, les technologies de l’information, l’économie circulaire, le tourisme slow et nature, la nouvelle agriculture, la gastronomie et les arts de la table, l’énergie verte, la mobilité décarbonée, la smart-logistique…  Valence dispose d’un excellent jeu de cartes pour jouer l’excellence dans la cour des grands. » 

 

Michèle Ravelli, conseillère municipale déléguée à l’agenda 21

 « Lorsqu'on s’interroge sur notre devenir et celui de nos enfants, il nous faut prendre à bras le corps la question du développement durable. Préserver notre environnement, c’est prendre soin de notre santé et de nos vies. Tout est interdépendant et c’est pour cela qu’il est primordial pour chacun d’entre-nous d’en prendre conscience et d’agir dans son quotidien. Des solutions existent, bon nombre d’entre-vous les mettent déjà en pratique. Nous sommes plein de ressources. Unissons nos volontés afin d’être fiers de nos actions, de notre ville, et faire en sorte que chacun s’y sente bien. »

 

 

En savoir plus

En novembre 2017, la Ville a réalisé son rapport de développement durable de la Ville qui présente les politiques publiques en matière de protection de l’environnement, d’équité sociale et d’efficacité économique. Un document synthétique sera prochainement disponible.