Une ville couleur nature

Des fleurs, des squares, des parcs… pour embellir la ville et améliorer le cadre de vie des Valentinois. 

 

Ville « 4 fleurs » (le niveau maximum), Valence remet son label en jeu tous les trois ans. En 2019, le jury national des Villes et Villages fleuris sera de retour pour évaluer les rues, parcs, squares… entretenus par les 68 agents municipaux du service Espaces verts et nature en ville. « Le fleurissement, les espaces de nature en ville contribuent à l’amélioration de notre cadre de vie », souligne Laurent Monnet, adjoint aux travaux, à la voirie, à la circulation, au stationnement et au cadre de vie.

« Depuis 2014, nous avons embelli, restauré, réaménagé… en veillant à n’oublier aucun quartier », poursuit l’élu. Aires de jeux des parcs Jouvet, Marcel-Paul et, plus récemment des parcs Jean-Perdrix et de l’Épervière (lire p. 23), création des 7 ha du parc de l’Epervière, aménagement du Clos Sylvestre, des squares Danton, Dunant, Amblard, du mail Gérard-Philipe, des places Michelet, Briand, Lamartine, Ninon- Vallin… Parmi les réalisations les plus récentes, on peut également citer le renouvellement des massifs du Champ de Mars ou encore l’extension du parc Jouvet où 33 arbres ont été plantés. Du côté des travaux en cours, figure le réaménagement du square des Buissonnets, à Châteauvert. Il sera suivi, cet hiver, de celui du square Florian, au Grand Charran, qui accueillera une aire de jeux pour les enfants. Autre chantier à venir : celui de la végétalisation du parvis de la gare SNCF, cet automne, touche finale apportée à la restructuration de cette entrée de ville (rues Sémard et Pasteur).

 

Les Valentinois aussi

Chargés de l’entretien des espaces verts et fleuris, les jardiniers municipaux sont également impliqués dans les nouvelles réalisations. « Nous avons à Valence une équipe de professionnels qualifiés, qui suivent régulièrement des formations spécialisées », explique Emilie Burtin, directrice du service. « Chaque année, ils élaborent la liste des sites qu’ils souhaitent réhabiliter sur leur secteur géographique d’intervention. Nous en retenons en moyenne deux par équipe, soit une dizaine de projets au total. » Sur le tracé du premier Parcours de Valence par exemple (lire p 22), ont été aménagés une platebande sur le parking du parc Marcel-Paul, alors que les îlots de verdure, boulevard de Crussol, ont été refaits (gazon et arbres). Afin d’apporter de la cohérence au fleurissement de la ville, un groupe de travail définit chaque année une trame de couleurs que l’on peut retrouver, en modèle réduit, au parc Jouvet.

Les Valentinois, qu’ils aient ou non la main verte, sont eux aussi sollicités. Ils sont invités chaque année à participer au concours Fleurir Valence (lire p. 22). Par ailleurs, la Ville leur propose de choisir la composition des massifs qui seront créés au cœur de leur quartier en votant pour un des aménagements qui leur est présenté (à venir sur valence.fr).

 

Le premier « Parcours de Valence »

 

La municipalité souhaite proposer aux Valentinois des parcours propices à la marche, à la course à pied, à la balade tranquille à vélo… Un premier circuit a été défini. Il s’agit d’une boucle qui relie les parcs situés au sud de la ville. Une signalétique spécifique « Parcours de Valence » a été posée pour guider les promeneurs. « Notre objectif n’est pas de créer une nouvelle offre de pistes cyclables », souligne Laurent Monnet, maire-adjoint au cadre de vie. « Nos parcours ont été et seront conçus en priorité pour les personnes les plus fragiles. Je pense notamment aux familles avec de jeunes enfants. »

Le premier « Parcours de Valence », long de 5,1 km, débute à l’entrée sud du parc Jouvet, où a été installé un panneau informatif. Il passe par la seconde impasse de la Comète, les parcs des Trinitaires et Marcel-Paul, l’avenue de Provence, le pont de Valensolles. Il longe le terrain de football sur un chemin tout juste aménagé qui débouche sur la ViaRhôna et offre une superbe vue sur le port de plaisance. Les promeneurs rejoignent ensuite le parc de l’Epervière où ils ont le choix entre poursuivre sur la ViaRhôna ou opter pour la contre-allée à l’intérieur du parc. « Dans les parcs valentinois, les voies autorisées aux vélos sont signalées. Car, hors de ces voies, les cyclistes doivent descendre de leur vélo… sauf s’ils ont moins de 12 ans. Nous avons pris cette décision pour des raisons de sécurité », indique l’élu.

Des portions de voies devraient devenir plus accessibles dans le cadre de futurs aménagements : le pont de Valensolles, en lien avec le centre aqualudique de l’Epervière ou le tronçon Rhône-parc Jouvet, dont le destin est lié à celui de la future halte fluviale.

D’autres « Parcours de Valence » (canaux, patrimoine…) de distances variées, seront progressivement mis en valeur.

 

Le bonheur est dans les parcs

 Quoi de neuf du côté du parc de l’Épervière ? De nouveaux arbres. Ils sont une vingtaine à avoir rejoint le verger (qui donnera ses premiers fruits à l’été 2019) et l’arboretum. Les Valentinois pourront les découvrir le dimanche 1er juillet, à l’occasion de la 3e Fête de l’Épervière.

Les enfants, eux, profitent de la nouvelle aire ludo-sportive inaugurée le 6 avril dernier. Réalisés en bois de robinier, les agrès sont assez bas pour s’adapter aux petits et ne pas nécessiter de sol souple de sécurité, dans une logique à la fois économique et de développement durable. La structure centrale est un bateau, en écho au Rhône et au port de l’Epervière. 80 000€ ont été investis par la Ville dans cette réalisation. « C’était une demande forte des Valentinois, comme nous avons pu le constater en analysant les résultats de notre questionnaire sur leurs attentes concernant les parcs et jardins », souligne Nancie Massin, conseillère municipale Espaces verts et nature en ville. «L’objectif n’était pas de reproduire l’aire de jeux du parc Jouvet, éloignée de moins d’1 km, mais de proposer une installation bien intégrée à son environnement.»

Autre aire de jeux flambant neuf : celle du parc Jean-Perdrix (Valence-le-Haut). Elle remplace les trois petites aires de jeux très vieillissantes dispersées jusque-là dans le parc. L’enquête réalisée auprès de plusieurs dizaines de familles a en effet plébiscité une grande (200m²) aire, adaptée à tous les âges, plutôt que plusieurs modules. Installée à proximité du lac, elle a pour thématique les bateaux pirates. D’un coût de 240 000€, elle a été en partie (150 000 €) financée par la Région.

 

En bref :

Chenilles processionnaires : attention danger

Les chenilles processionnaires du pin et du cèdre sont connues pour leurs déplacements en file indienne.

Ces insectes sont néfastes pour les arbres qu’ils colonisent avec leurs nids (cocons de soie blanche accrochés au bout des branches).

Ils présentent surtout un danger pour l’homme et les animaux. En période de procession (de début avril à fin juin), leurs poils urticants peuvent provoquer de graves allergies : irritations, œdèmes, lésions oculaires… voire asthme chez l’homme ; nécrose de la langue, vomissements… chez les animaux.

Fortement conseillé par le service Espaces verts et nature en ville (qui le pratique sur le domaine public), l’échenillage (coupe de nids sur l’arbre) doit être pratiqué en période hivernale. Pour plus d’efficacité, il peut être combiné avec la mise en place d’éco-pièges sur les troncs d’arbres en fin d’hiver.

On peut aussi installer des nichoirs à mésange dans son jardin : insensible aux poils urticants, cet oiseau se nourrit de chenilles processionnaires.

Un document d’information est à la disposition des Valentinois à l’accueil de l’Hôtel de Ville.

 

300 ha d’espaces verts

Les jardiniers valentinois gèrent 300 ha d’espaces verts et naturels -soit 10% de la superficie de la ville-, 54 squares, parcs et jardins totalisant 80 ha, une centaine de massifs saisonniers, 1,5 ha de massifs de plantes vivaces,  82 suspensions aériennes… et produisent 80 000 plantes dans les 1 900 m² de serres municipales.

 

Naturellement

Les jardiniers du service Espaces verts et nature en ville ont adopté des pratiques respectueuses de l’environnement : méthodes de désherbage manuelles, mécaniques ou thermiques ;  recours à la protection biologique intégrée dans les serres (on lâche des insectes prédateurs qui éliminent les insectes ravageurs) ;  utilisation de paillage issu du broyage des arbres de la ville pour freiner la pousse des mauvaises herbes et retenir l’humidité au niveau du sol ;  développement de prairies fleuries favorisant la biodiversité et nécessitant peu d’entretien ; choix de plantes peu gourmandes en eau…

 

Abeilles en ville

15 ruches urbaines sont implantées par des associations locales dans les jardins familiaux et partagés, au musée et sur les sites de captage d’Eau de Valence. L’objectif est de sensibiliser les Valentinois à la dépendance aux insectes pollinisateurs et à leur fragilité dans le cadre du projet « Abeilles en ville » soutenu et accompagné par la Ville.