Votre cœur Valence ?

Vous les avez peut-être remarqués sur le chalet de la Ville de Valence, au cœur du dernier marché de Noël : des tasses, bougies, tabliers, boules à neige, tablettes de chocolat… affichant un message inédit Mon coeur Valence. Cette marque, déposée à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), ainsi que le logo, ont été créés par le service communication de la Ville. Elle a vocation à devenir une « marque de territoire », un outil offert aux Valentinois pour qu’ils véhiculent un regard positif sur leur ville. « Valence ne dispose pas de marqueurs forts d’identité, mais d’un potentiel de développement reconnu par les résidents et usagers », constate Aurélia Barbato dans le mémoire qu’elle a présenté en octobre 2017*. « L’étude de l’image de la ville de Valence a démontré l’existence d’une image simple mais positive, l’image d’une ville agréable, calme et tranquille, localisée idéalement et offrant un cadre de vie privilégié à ses habitants et à ses visiteurs (…) L’étude a également démontré un intérêt des habitants et des visiteurs pour la ville », écrit-elle dans sa conclusion.

Le coeur de Peynet

Une ville dotée de nombreux atouts… mais dont aucun ne lui offre une identité forte, susceptible d’attirer «  naturellement » l’attention sur elle. Mon cœur Valence a pour ambition de réunir sous sa bannière tous ceux qui aiment leur ville, en sont fiers, ont envie de le faire savoir, souhaitent la faire connaître, la partager, en devenir les ambassadeurs. Le message fait référence à une expression populaire : « Entre les deux, mon cœur balance ». Car Valence est au centre et tout à la fois, entre ville et campagne, nord et sud, Rhône et Vercors, tradition et technologie, grands événements populaires et offre culturelle de qualité, produits du terroir et gastronomie….
Le graphisme crayonné distingue notre logo de celui d’autres territoires.
Mon cœur Valence assume son lien de parenté avec les I love… adoptés par de nombreuses villes. Mais dit son attachement en français (ce qui permet également d’éviter la confusion avec la Valence espagnole) tout en étant compréhensible par les étrangers grâce à son cœur, symbole universel. Un cœur que Valence peut légitimement revendiquer : amour et romantisme font écho à l’oeuvre de Peynet, qui a rendu notre kiosque célèbre. Enfin, le cœur symbolise le cœur de ville, donc le commerce de centre-ville.
Car cette marque, que vous avez pu découvrir à l’occasion de la cérémonie des voeux de la municipalité aux Valentinois le 22 janvier, et qui trône depuis le 19 janvier sur le Champ de Mars (lire p. 22/23), la Ville souhaite la partager avec les commerçants du centre-ville. Ils sont invités à l’afficher sur leur vitrine, grâce aux stickers qui leur ont été distribués. Les membres du comité de gouvernance, créé suite aux Assises du commerce de mars 2017, auront pour mission de réfléchir à l’utilisation qui pourra en être faite. Et pour bien identifier le territoire commercial de
Mon coeur Valence, des arches devraient prochainement être installées aux entrées de plusieurs rues commerçantes. 

* « Dans une démarche de marketing territorial, comment promouvoir l’image de la ville ? Exemple de Valence en France », mémoire d’Aurélia Barbato dans le cadre d’un master marketing et pratiques commerciales, IAE de Paris, octobre 2017.

Faites passer le message…

Installé sur le Champ de Mars depuis le 19 janvier, ce Mon coeur Valence de 9,50 m de longueur, près de 3 m de hauteur à son point culminant et 2 tonnes, a été réalisé par Dromenseigne. Un beau défi pour cette entreprise valentinoise (lire aussi p. 10) qui, en 23 ans d’existence, n’avait jamais rien conçu de semblable. Il a fallu, à partir du graphisme de la structure imaginé par la Ville, créer des lettres en acier, fixées entre elles et solidement arrimées sur un socle. Des calculs ont été effectués pour tester sa capacité de résistance au mistral. Sa solidité et sa stabilité ont été vérifiées par Socotec, un bureau de contrôle. Les Valentinois (et tous ceux qui le veulent) sont invités à se l’approprier : ils peuvent notamment s’asseoir dessus, se photographier dans le coeur (et poster leur photo sur les réseaux sociaux : #MonCoeurValence), monter sur les lettres (mais pas le coeur, qui est trop haut). La peinture utilisée est capable de résister aux nombreux contacts auxquels Mon coeur Valence va logiquement être soumis.

Avec le Lycée Montesquieu

À l’initiative de la Ville, qui a souhaité les associer au projet, les élèves de la filière métallerie (CAP et bac professionnel) du lycée Montesquieu ont été invités par l’entreprise Dromenseigne à assister au pliage et à la découpe des lettres. L’occasion, pour les 1re année de CAP, d’approcher pour la première fois le milieu professionnel et, pour l’ensemble des élèves, de découvrir une autre facette du métier auquel ils se destinent. L’an dernier déjà, ils avaient réalisé, avec l’aide d’un sculpteur, une oeuvre mémorielle, hommage aux résistants du Vercors, installée depuis juin dernier sur le site de Vassieux. « Ils prennent conscience, grâce à ces initiatives, du côté créatif et artistique de la profession de métallier », indique Christelle Giraud, proviseure du lycée. L’objectif est de pouvoir confier aux lycéens la réalisation de Mon cœur Valence en modèles réduits. Un beau défi car la fabrication des lettres manuscrites exige beaucoup de minutie et de précision. La filière électricité de l’établissement pourrait également être mise à contribution. « Nos élèves sont fiers de participer à ce projet auquel nous sommes honorés d’avoir été associés », souligne Christelle Giraud. 

La structure Mon cœur Valence a été financée par un mécène, la société Transdev. Coût : 25 000 €.

"Trois mots qui disent notre attachement à notre ville : Mon cœur Valence, marque de territoire, devise choisie et assumée, a vocation à réunir, fédérer tous ceux qui aiment leur ville et ont envie de le faire savoir. En en devenant les ambassadeurs, ils la feront rayonner au-delà de nos frontières. Mais cette marque, nous avons voulu aussi l’offrir à nos commerçants de centre-ville. Nous aimerions qu’elle devienne un repère, susceptible de donner un dynamisme supplémentaire à leurs initiatives.
À nous tous de jouer…"
Nicolas Daragon, Maire de Valence

 

Cadeaux valentinois

Tasses Revol (Saint-Uze), bougies Astorya (Valence), chocolat (Guillet/Valence, Chocolatiers d’art et cie/Aouste-sur-Sye)… Conçus par la Ville, ces produits siglés Mon coeur Valence ont été fabriqués dans la Drôme. La gamme a été élargie à des boules à neige, magnet bloc-notes, carnets de notes, cartes… « made in France ». Le textile (tabliers, sacs pour faire ses courses, trousses) a été confié à un fabricant portugais, faute d’avoir pu trouver un prestataire dans l’Hexagone.
Cette gamme, vous avez pu la découvrir du 8 au 31 décembre sur le chalet de la Ville, au coeur du Marché de Noël.
Objectif : proposer des supports diversifiés afin d’exporter la marque dans toute la France et au-delà au gré de cadeaux faits à leurs proches par des Valentinois fiers de leur ville. Avec, bien-sûr, pour ambition de donner envie à ceux qui les découvrent de venir jusqu’à nous pour faire plus ample connaissance avec Valence. Tous ces objets sont en vente à l’Hôtel de Ville et l’Office de tourisme. Les bénéfices sont versés au CCAS, Centre communal d’action sociale.

Valence se filme

Valence est une ville dynamique à la croisée des chemins où les choix s’offrent aux habitants comme aux touristes. Entre Rhône et Alpes, savoir, savoir-faire et savoir-vivre, douceur de vivre et dynamisme… Parce qu’il fait bon vivre à Valence, le film de l’année 2017, réalisé par Drone Ardèche/Neos Production, s’attache à mettre en avant les atouts de la ville à travers son patrimoine architectural, son dynamisme économique, sa gastronomie, ses événements populaires, sa douceur de vivre, son originalité...