Autres expositions

Zoé Beloff « Le rire des choses »

Cette exposition proposée par l'ESAD Grenoble-Valence est une création originale pour la Bourse du Travail, fruit du travail en résidence de l'artiste américaine Zoé Beloff.

"Le Rire des choses" explore comment la technologie – photographie, cinéma, et médias numériques – oriente et modèle le corps de l’ouvrier, des années 1890 à nos jours. L’exposition présente des images d’archives, ainsi que des travaux de l’artiste, comprenant de la vidéo, des photographies, des impressions de grande dimension et des dessins réalisés sur place.

L’exposition fait référence à la Bourse du Travail comme un lieu qui transforme l’individu en ouvrier, c’est-à-dire une personne qui vend sa force de travail sur un marché concurrentiel. Le propos est de rendre visible cette transformation qui s'opère à l’ère industrielle, lorsque les humains et les objets sont mis à égalité sous le signe de la loi de la valeur d’échange. Dans ce système, les personnes sont traitées comme des objets, comme des pièces interchangeables dans une usine, alors que les marchandises produites par ces ouvriers commencent à s’animer.

Zoé Beloff est née en 1958 à Edimbourg, artiste résidant à New York, réalisatrice de films et archéologue des médias. Ses productions se présentent principalement sous la forme d’installations, de films, de dessins et d’écrits.

Le travail de Zoé Beloff s’inscrit profondément dans l'histoire. Elle crée souvent des œuvres qui interviennent dans le passé, liant ensemble anciennes et nouvelles technologies, des concepts et des matériaux dans les récits mêlant fiction réalité.

Son travail a été reconnu à l'échelle internationale, avec des expositions au Whitney Museum of American Art (New York), le Museum of Modern Art (New York), le Centre Pompidou (Paris), le Museum of Modern Art (Anvers), Whitney Biennale 2002 et la Biennale d’Athènes en 2009. Elle a été récompensée par un Guggenheim Fellowship (2003). Elle est professeur au Département d'études des médias et Art au Queens College, à New York.

Du 17 mai au 4 juin
Vernissage mardi 16 mai à 18h30
Entrée libre

 

 

Bernard Caussèque et Philippe Guignes : "Figures décomposées, figures mentales"

Bernard Caussèque, peintre, et Philippe Guignes, photographe, ont choisi une nouvelle fois d’associer leurs créations pour donner vie à ce projet. Les dessins et huiles sur toile de Figures décomposées ainsi que les photographies de Figures mentales résonnent en écho d’une vision de l’humain, où domine le tragique de l’évolution et de ses métamorphoses.

Hommes ou chimères, matière organique ou sève s’épanchant, souffrances humaines ou végétales, ce double regard sur notre condition est une remise en question des apparences visibles, des enveloppes trompeuses, des écorces illusoires.

 

16 mai au 6 juin (du mercredi au dimanche, de 13h à 19h)
Entrée libre

 

 

 

Territoires

Territoires, partition à trois voix entre peinture et photographie, invite au voyage dans les contrées subtiles de l’intime géographique et symbolique.

Inspirée par les terres volcaniques de l’ile de Lanzarote, où rien, ou si peu de chose n’arrête l’horizon, Mélancholia de Eve Dauty exprime la puissance des énergies originelles.
Face au perpétuel combat des éléments contraires, où notre regard s’abime t-il ? Sur la ligne imprécise de fracture ? Dans la force tellurique ? Ou vers le ciel opaque, profond, insondable ?

Enduits, pigments et sables volcaniques capturent la lumière émergeant du magma.

Périple en noirs et blancs profonds à travers l’Europe mediterranéenne et orientale, Itinérances d’Olivier Chomis capte, toujours avec élegance, l’instant poétique de ces contrées parcourues.
L’approche relève d’une forme d’errance photographique, c’est à dire d’une volonté de photographier au hasard, selon l’inspiration et de se laisser porter par les diverses rencontres.

Ces images très contrastées transcendent le banal et créent une dramaturgie empreinte de mystère.

La série photographique Les territoires de l’Attente d’Alain Dauty appréhende l’univers urbain. Délaissant le mouvement et l’agitation des cités, elle questionne ces moments « d’entre deux » où les corps se figent et les esprits s’évadent.
La série se propose de placer le spectateur en retrait, presque dans un état de recueillement et ouvre une porte à la contemplation et à la méditation, sur l’agitation extérieure mais également intérieure qui nous concerne tous.
Les prises de vues, toujours réalisées sur le vif, sans aucune mise en scène documentent ces instants d’attente.

Du 8 au 28 juin
Espace Jeanne de Flandreysy

A la ligne et les petits poissons d'argile...

Emmanuel Georges présente une série de photographies captées le long des rivières drômoises. Photographies auxquelles s’invitent des petits poissons d’argiles imaginés par une belle ribambelle d’enfants.

En 2016, la Fédération de la Pêche de la Drôme a demandé à Emmanuel Georges de réaliser une série de photographies sur la pêche dans la Drôme. Si certains lieux relèvent de l’évidence, d’autres ne sont accessibles que guidés par les as des rivières. Des amoureux de la nature qui se fondent avec la plus grande aisance dans les ruisseaux des Collines du nord Drôme, au bord du Rhône, au pied des cascades du Vercors, ou encore dans les délicats cours d’eau de la Drôme Provençale. Ils pratiquent la pêche à toute heure, mais affectionnent la fraicheur de l’aube, le coucher de soleil ou parfois même la pêche de nuit. Ils ont le geste vif du pêcheur au lancer, la force de l’immobilité lorsqu’ils attendent la carpe, ou une étonnante virtuosité lorsqu’ils pêchent à la mouche.

De ces rencontres souvent silencieuses, en sont ressorties une série d’images d’une douce intensité.

Il existe plus d’un point commun entre un pêcheur et un photographe. Ainsi le pêcheur se campe sur le meilleur emplacement. Le photographe quant à lui cadre son image. Pour l’un et l’autre l’observation et la patience sont déterminantes afin de réaliser une bonne prise. Dans la géométrie de l’espace-nature chacun élance ses lignes...

Chez les enfants au contraire c’est l’impatience qui prime lorsqu’ils imaginent leur poisson ! L’exposition est en effet enrichie des travaux d’enfants, réalisés dans le cadre des ateliers périscolaires de la ville de Valence (Ecoles Archimbaud, Montaigne, et Rigaud ). Baptisé pour la circonstance « Poissons d’Argile » ce petit bestiaire aquatique est délicieusement inventif et poétique

Du 9 juin au 2 juillet (du mardi au dimanche de 13h30 à 19h30)

La vallée dérangeante

Tom Castinel et Octave Rimbert-Rivière

Du 28 juin au 17 septembre

Bourse du travail

Cédé : "Jouvet trait(s) bien"

Autodidacte, Cédé, promène depuis 1967 son coup de crayon de l'illustration au dessin de presse, de la publicité au graphisme… le tout en "maître artisan" créatif.

Cette exposition "pour le plaisir de montrer" et de partager nous fait découvrir toute la palette créative d'un illustrateur du quotidien

Du 1er août au 15 septembre
Entrée libre

 

 

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