Les artistes

Serge Landois

 Né en 1961 à Valence, Serge Landois est diplômé des Beaux-arts de Valence (DNSEP 84), a été pensionnaire de la Villa Médicis de 1987 à 1989 et a été à plusieurs reprises résident de La Vie des Formes à Chalon-sur-Saône.  Il vit et travaille en Côte d’Or où il a son atelier.

Landois récupère des chutes de métal qu’il utilise pour leur forme. Avec la ténacité et la  sobriété de l’artisan, il les découpe, les forge, les soude et les meule pour monter ses sculptures sans idée préconçue, ni dessin préparatoire. En utilisant  l’acier, il obtient la minceur et développe le porte-à-faux. Ses œuvres jouent sur les ruptures d’équilibres qui donnent une dynamique au mouvement. Il maîtrise avec un égal bonheur la grande dimension destinée à l’espace public et le petit format réservé à l’intimité du collectionneur.

 Il a exposé ses sculptures aussi bien en galerie que dans des salons d’art contemporain (Art Paris 2011) ou des lieux publics (Château de Fléchères, Angers, Le Breuil…) et a obtenu plusieurs commandes publiques (Collège de Ceyzériat…)

 Œuvres publiées dans des catalogues (Villa Médicis, La Vie des Formes) et dans « Les sculpteurs du métal » (D. Dalemont, Somogy - 2006)

Pour en savoir plus : http://www.sergelandois.com/

 Ses œuvres dans « Sculptez vos balades »

Au parc Jouvet

 Saariaho - 2018

Dimensions (en cm) : 295 x 220 x 260
Poids : 1 600 kg

 Le mot de l’artiste

Des courbes en suspension dans l'air sont à l'origine de Saariaho, comme un dessin de branches et branchages autour de soi lorsqu'on marche en forêt. Le lacis de lignes se recoupant propose pour cette sculpture beaucoup de vides à l'intérieur mais aussi au-dessus, au-dessous d'elle et ainsi crée un monde flottant. Ces vides encouragent à faire le tour de Saariaho, puisque c'est une ronde bosse. Ce déplacement permet de saisir le  dessin glissant par la fluidité des vides vers un autre équilibre. La blancheur des courbes dessine dans le paysage, et le paysage pénètre dans la sculpture. Le mouvement des branches et le son du vent, laisser filer l'eau entre ses doigts dans le cours d'une rivière, ont suggéré la forme de cette sculpture, mais aussi la musique de la compositrice contemporaine Kaija Saariaho.

Au parc Marcel Paul

Gymnopédie - 1997

Dimensions (en cm) : 222 x 100 x 80
Poids : 800 kg

 Le mot de l’artiste

Une figure prend corps par le fer soudé. Sa forme, la manière dont les plans s'assemblent, se rencontrent, glissent de l'un à l'autre empruntent au vocabulaire de la statuaire en pierre. Sa couleur, ses passages avec modelé, ses aspects de surface comme taillés au ciseau ou à la gradine, sa patine évoquent aussi une figure en pierre. Cependant les vides, le porte à faux important, la légèreté des points de contact au sol ne sont possibles que par l'emploi du métal. Il s'agissait d'ériger le mouvement d'une figure arrêtée dans l'espace. Le titre de l’œuvre est emprunté à Erik Satie.

 

Sinopia - 2018

Dimensions (en cm) : 232 x 228 x 115
Poids : 500 kg

 Le mot de l’artiste

De la volonté de modeler un grand bas-relief, Sinopia conserve une profondeur resserrée. Pour cette sculpture, les vides prennent la place de la matière. Les lignes ondoyantes parcourant l'espace le délimitent aussi, la lumière les modèle. Enlever de la matière à un bas-relief, conserver une clarté de dessin général, et faire que la lumière, l'air, le regard traversent l'espace pourraient définir les intentions et l'équilibre de cette sculpture. La Sinopia est le nom donné au dessin préparatoire à une fresque tracé dans un enduit frais, ce dessin a toutes les qualités de fraicheur et de spontanéité d'une esquisse.

Au parc de l’Epervière

 Palucca - 2014

Dimensions (en cm) : 182 x 247 x 162
Poids : 1 200 kg

 Le mot de l’artiste

Dans l'espace, on peut dessiner avec des lignes plus ou moins fines ou épaisses. Pour Palucca, le choix de découper, d'assembler des tôles épaisses et des fragments de tubes carrés de grosse section permettait de mettre en mouvement, d'entraîner dans un saut, une danse, des masses importantes. Cette sculpture modelée par la lumière procède d'un répertoire de formes baroques. Les courbes, contrecourbes, suggèrent une souplesse, une gestuelle. Palucca était une danseuse chorégraphe.

 

 

  Georges Meurdra

 Né en 1960 à Strasbourg, Georges Meurdra est diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Valence en 1984. Il a été à plusieurs reprises résident de La Vie des Formes à Chalon-sur-Saône où il a en particulier créé Kaydara. Il vit et travaille dans la Drôme où il a son atelier.

Quand il crée une sculpture de grand format, Meurdra doit intégrer des contraintes matérielles de taille, de poids, d’équilibre, de manipulation, de transport. Mais simultanément, il veut garder sa spontanéité, l’imprévu, le soudain, le foudroyant. Son œuvre s’impose par sa puissance et sa densité.

Meurdra a participé à de nombreuses expositions dans l’espace public : châteaux de Fléchères et de Cormatin, Angers, Le Breuil, les villes de l’Escaut… Ses sculptures de petit format qui répondent à une autre problématique sont exposées dans des galeries.

Œuvres publiées dans « Les sculpteurs du métal » (D. Dalemont, Somogy - 2006) ou dans des catalogues comme « Sculptures hautes, Hiératiques – Cormatin » (Galerie Bruno Mory - 2005)

 Pour en savoir plus : http://www.meurdra-sculpture.com/

 Ses œuvres dans « Sculptez vos balades»

Sur le Champ de Mars     

Kaydara - 2002

Dimensions (en cm) : 570 x 250 x 230
Poids : 1 500 kg

Le mot de l’artiste

Dernière sculpture réalisée sur le chantier de construction navale à Châlons-sur-Saône.

Collecter les matériaux (bon moment grand nettoyage sur le chantier), le portique de Mark Di Suvero à ma disposition, je peux voir grand. Que faire ? Je n'en sais rien ! Il faut commencer ! ... D'abord la base, cela doit être stable. On monte direction le ciel le regard vers le haut parfois des jours stériles, puis l'effervescence. Combien de temps je ne sais plus. À un moment, je décide que cela est fini, pourquoi ? je le sais sans chercher à savoir. Ensuite il faut regarder, adopter la sculpture parfois le doute, il faudrait recommencer, puis un enthousiasme j'entrevois quelque chose. Je la donne à l'autre et c'est son regard qui lui donne sens. Le titre ! "Kaydara" purement intuitif, les peuls, l'or ; la connaissance, l'initiation, pourquoi pas ! Mais ce n'est qu'une possibilité dans l'infini des possibles Simplement regarder et se laisser aller. Ouvrir jamais fermer, inventer jamais copier, être dans la nature, être la nature.

Au parc Jouvet

 Astrolabe - 2012

Dimensions (en cm) : 381 x 210 x 193
Poids : 800 kg

Le mot de l’artiste

Petite sœur de « Teremblement ». Modus operandi identique. Au début l’envie de faire simple (ou du moins d’essayer). Construction à « l’épaule » de la terre au ciel. Limite de la hauteur, équivaut à la limite de l’escabeau et de l’artiste. La base de la sculpture est différente, deux IPN en croix. Apparente sérénité, impression que « les choses » se passent plus en hauteur. 

 

 

 

 Au parc Marcel Paul

Coco - 2015

Dimensions (en cm) : 378 x 240 x 132
Poids : 800 kg

Le mot de l’artiste

Circonvolution, sculpture de longue haleine, au préalable réalisée en 1997. Un très long séjour dans le jardin bordant la maison de ma mère. La base de la sculpture donnait une impression de peu de stabilité (ce qui n’était pourtant pas le cas). Puis retour à l’atelier en 2016, envie de tout changer, créer une rupture. Modification de la base, agrandissement de la sculpture ; là encore ne plus accepter la trace du temps.

L’impression que la sculpture était dans une gangue, besoin de l’aérer.

Au parc de l’Epervière

 Skanda - 2005

Dimensions (en cm) : 316 x 210 x 200
Poids : 600 kg

Le mot de l’artiste

Sculpture réalisée dans mon atelier. Cette sculpture, je l’ai laissée rouillée. Après plusieurs mois donnés au temps, force était de constater que celui-ci n’avait pas œuvré positivement. Peinture pour unifier la sculpture. La musique peut être rythme, ligne mélodique; Dessein d'un dessin. À vous de jouer... Visuel : photo G Meurdra - Skanda ©brunomory

 

 

 Jean-Patrice Rozand

Né en 1959 à Grenoble, il est diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Valence en 1985 et a été lui aussi résident à La Vie des Formes. Plusieurs de ses sculptures présentées à Valence y ont été créées au début des années 2000. Il a son atelier dans la Drôme.

En géomètre de l’espace, Jean-Patrice Rozand déploie le métal avec la concision d’une épure. Bien que fasciné par les mathématiques, il ne mesure pas. Dans ses sculptures, seule la cohérence de la forme lui importe. L’équilibre d’un plan est reconduit sans rupture dans le suivant. L’ombre et la lumière ponctuent les vides et les pleins, révélant l’élégance d’une courbe, d’une contrecourbe ou la tension d’une verticale. Avec une économie de moyens rigoureuse, Rozand retranche toute ligne ou effet superflu, afin de laisser la forme exprimer la force de son équilibre.

Ses sculptures monumentales ont été exposées à de nombreuses occasions dans l’espace public : châteaux de Fléchères et de Cormatin, Angers, Le Breuil, Montélimar, villes de l’Escaut ou, en 2010, au Musée Hébert à La Tronche

Œuvres publiées dans « Les sculpteurs du métal » (D. Dalemont, Somogy - 2006) ou dans des catalogues comme « Sculptures hautes, Hiératiques – Cormatin » (Galerie Bruno Mory - 2005) ou « Orées » (Musée Hébert – 2010)

 Pour en savoir plus : http://jean-patrice-rozand.com/

Ses œuvres dans « Sculptez vos balades »

Au parc Jouvet

 Clameur - 2004

Dimensions (en cm) : 392 x 270 x 110
Poids : 800 kg

Le mot de l’artiste

Sculpture dessinée avec l’intention de tendre une forme au-dessus d’une autre, à la manière d’une voile au-dessus d’un navire. Elle se compose de deux éléments majeurs reliés par une sorte de colonne sur laquelle glisse le regard pour s’élever sur le ciel. Beaucoup est fait pour amener l’idée que la forme sorte d’elle-même, comme le son se prolonge et se perd dans l’espace.Clameur évoque l’élévation du cri dans l’espace, un cri qui nous porte comme une nef.

 

 

Bibal - 2010

Dimensions (en cm) : 245 x 154 x 50
Poids : 350 kg

Le mot de l’artiste

Bibal a été dessinée dans un rapport aux formes archaïques, têtes d’aurochs, peintures rupestres et art cycladique. Elle trouve un écho au souvenir d’un endroit magique dans le Rouergue, aux confins du Tarn et de l’Aveyron, terre natale d’un ancêtre déraciné.

Son ouverture met un peu de paysage dans sa base, allège sa masse, dit l’envol comme l’origine de sa forme.

 

 

Au parc Marcel Paul

Hypogée - 2005

Dimensions (en cm) : 400 x 180 x 151
Poids : 700 kg

Le mot de l’artiste

La sculpture Hypogée fut dessinée avec l'idée de faire surgir une forme venant du sous-sol, comme l'expression  d'un monde enfoui qui se manifesterait enfin à notre regard par un effet de retournement à l'air libre.  La forme est construite autour d'un vide bordé d'un côté par une rectitude architecturée du sol jusqu'en son sommet et de l'autre par des courbes se répondant. Cette opposition tend la forme vers le haut tout en affirmant son ancrage terrien.

 

 Au parc de l’Epervière

 Cornes d’Amon - 2011

Dimensions (en cm) : 2 sculptures jumelles de 606 x 150 x 150
Poids 2 800 kg

Le mot de l’artiste

Réalisée entre 2010 et 2011 dans le cadre  de la Biennale Rhin/Rhône à Montceau-les-Mines, Les Cornes d'Ammon est une œuvre composée de deux sculptures sœurs qui se répondent dans leur registre commun de forme droite, debout comme des signaux pour embrasser l'espace dans leur jeu avec le paysage, du proche au lointain.

Le dessin de ces hautes sculptures en acier, vues ensembles, rappelle la symétrie des cornes d’Ammon, soit l’hippocampe qui est le siège de la mémoire dans notre cerveau. Dans cette proximité avec le site de Crussol et son gisement d'ammonites, l'implantation des Cornes d'Ammon à Valence évoque de manière sensible la résurgence des formes.

 

 

 C.G. Simonds

Né à San José, Californie, en 1939, C. G. Simonds est diplômé des universités américaines (B.A. Painting de San José ; M.A. Sculpture de Berkeley). Il vit et travaille dans la Nièvre et en Californie.

L’œuvre de Simonds est le reflet d’une imagination sans limite et d’un sens de l’humour qui s’accompagne d’une forte dose d’ironie. Elle peut être décrite comme une association des contraires : discipline et folie, rigueur et poésie, puissance et fragilité, géométrie et exubérance…

Simonds aime les « jeux sérieux » dont parle Platon. Il s’interroge devant un déséquilibre, il tord le métal, il imagine des nœuds étranges et occupe l’espace avec évidence. De même que dans les romans policiers et les scénarios de films qu’il a écrits, ses sculptures sont « des récits ébauchés, des poèmes ironiques, des syllogismes métalliques et cocasses, des figures-fables(*). Issu de Poe et de Hawthorne, de Bogart, de Hofman et d’Eastwood, Simonds est un poète de l’absurde (**) ».

C.G. Simonds présente régulièrement son travail dans des galeries américaines et françaises et a obtenu différentes commandes publiques, en particulier en Californie. Ses sculptures monumentales ont été exposées à de nombreuses occasions dans l’espace public : châteaux de Fléchères et de Cormatin, Angers, Le Cateau-Cambrésis…

Œuvres publiées dans « Les sculpteurs du métal » (D. Dalemont, Somogy - 2006) et dans des catalogues comme « Simonds – sculpture » (** texte de J. Brumfield) ou « Sculptures hautes, Hiératiques – Cormatin 2005 » (* texte de Gilbert Lascault)

Pour en savoir plus : http://www.cgsimondssculpture.com/

  Ses œuvres dans « Sculptez vos balades »

 Sur le Champ de Mars

 Turnstop - 2000

Dimensions (en cm) : 200 x 320 x 120
Poids : 800 kg

Le mot de l’artiste

Une simple forme en spirale a été à l’origine de cette pièce d’acier. Comme une spirale tourne et se déroule, elle suggère une forme cinétique d’énergie qui pourrait continuer ou se terminer brutalement comme des coquillages marins, ou tournoyer comme des galaxies. Le fait de retourner cette idée de coquillage, avec l’idée de l’aplatir, fournissant un mécanisme de frein auxiliaire, contiendrait la pièce et réduirait son énergie, comme un bras se préparant à frapper un souffle ou à lancer une pierre. Le titre dit tout cela. 

Au parc Jouvet

 Slim City - 2002

Dimensions (en cm) : 250 x 255 x 96
Poids : 350 kg

Le mot de l’artiste

Slim City est essentiellement un objet trouvé, le résultat du découpage d’un grand gouvernail dans une barge. Elle a été ponctuée par compartiments pour donner de l’air et de l’articulation à une forme très élégante par elle-même. Les ouvertures faites d’une façon rectangulaire suggèrent une architecture invitant visuellement à une habitation. Ce peut être une sorte de commentaire sur le caractère de la vie dans la cité.

Au parc Marcel Paul

 Texangelica - 2000

Dimensions (en cm) : 472 x 180 x 167
Poids : 1 200 kg

Le mot de l’artiste

La sculpture a démarré avec la construction d’une base ayant une forme approximative d’ « X ». La partie supérieure suggère l’association de cornes, un lien avec les cornes de vaches texanes, un symbole de cette région si particulière. Le caractère dual de cette partie suggère en plus une aile. Cette association aux ailes m’a fait penser aux anges, d’où ce titre d’«angelica ». Cette partie supérieure avait été conçue pour se balancer d’avant en arrière, mais la difficulté rencontrée pour créer le mouvement s’est avérée inopérante. Par parenthèse, en tant que grand supporter d’Angelica Huston, j’imaginais qu’elle achèterait un jour cette pièce pour la mettre dans son arrière-cour.

 

Au parc de l’Epervière

Ovalero - 2005

Dimensions (en cm) : 306 x 290 x 306
Poids : 1 500 kg

Le mot de l’artiste

Construite à partir de plaques d’acier plutôt épaisses, cette sculpture fait partie d’une série dite des masques. Trois éléments simples fournissent le support d’une idée d’incertitude. L’ovale crée une étreinte qui  inclue la diagonale de la poutre de soutien et intègre l’ensemble. Une tension s’impose entre les deux plaques, créant un étalement de l’effort, une sorte d’énergie suspendue. Ovalero est le nom d’une cigarette mexicaine et, même si cela n’a rien à faire avec la sculpture, ce titre résonne.