Géothermie : les travaux ont débuté !

Porté par Fonroche Géothermie et mené en partenariat avec la Ville de Valence, le projet de rénovation du réseau de chauffage urbain grâce à la géothermie se concrétise avec le démarrage des travaux dès aujourd’hui sur un terrain de 2,5 hectares situé dans le quartier Briffaut, à l’angle de la rue de la forêt et du chemin d’Astier et à proximité du nouveau centre pénitentiaire.

L’objectif, à terme, est de construire un site de production simultanée d’électricité et de chaleur afin d’alimenter le réseau de chauffage urbain de Valence dès l’hiver 2019 pour au moins 50 ans.

 

La géothermie en bref

Elle consiste à puiser la chaleur contenue sous la surface de la terre et à l’utiliser pour produire de l’électricité et/ou se chauffer.

Ne nécessitant aucune combustion, l’énergie géothermique n’émet ni CO2 (principal gaz à effet de serre) ni particules fines dans l’atmosphère. De plus, aucune substance dangereuse n’est transportée ou stockée en surface, l’eau chaude étant directement exploitée sur place. La géothermie est une énergie produite sans intermittence permettant de s’adapter aux besoins des consommateurs de chaleur.

 

Les enjeux du projet

  • engager Valence dans la transition énergétique en produisant de l’électricité « propre » (pas de déchets à stocker et très peu d’émissions de CO2),
  • mieux maîtriser le prix de la chaleur.

 

Le projet en étapes

Phase de préparation : une véritable échographie du sous-sol

En amont de la construction d’une plateforme de forage sur le terrain, un suivi de la nappe phréatique et de la sismicité naturelle a été mis en place avec :

  • des géophones (capteurs transducteurs) posés dès cet été afin d’enregistrer l’activité sismique naturelle,
  • des piézomètres (forages non exploités) installés depuis début octobre pour mesurer le niveau de l’eau souterraine jusqu’à 200 m de profondeur.

 

Phase 1 : construction d’une plateforme de forage dès le 27 octobre 2017

Les travaux de construction de la plateforme de forage s’articulent en plusieurs temps :

  • décapage du sol en vue de l’installation du matériel de forage et des cabanes de chantier,
  • mise en place de tubes à 30m de profondeur pour guider le forage,
  • terrassement et génie civil complet de la plateforme pour une livraison prévue en février 2018.

 

Phase 2 : un 1er forage test fin avril 2018 et un 2e en septembre 2018

Le 1er forage de géothermie haute température débutera à la fin du mois d’avril pour une durée de 4 mois et atteindra une profondeur d’au moins 4500 m.

Suite à ce forage, des tests seront effectués notamment sur la chaleur et le débit d’eau chaude pouvant être exploités.

Suivant le résultat de ces tests, un 2e forage sera lancé pour une durée identique à la précédente, jusqu’à fin 2018. 

 

Phase 3 : la construction d’un site de production d’électricité et de chaleur en 2019

Si les tests réalisés suite au 2e forage sont probants, un site de production d’énergie sera construit (cf. schéma ci-dessous). Il vise une capacité de 7 MW électrique et jusqu’à 30 MW thermique, 8000 h /an qui pourront alimenter le réseau de la Ville de Valence et ses futures extensions.

 

Encadrement, contrôle et portage financier du projet

Un projet de géothermie est strictement encadré et contrôlé : il est soumis à un parcours d’autorisations et de contrôles qui associe les autorités, l’entreprise, la collectivité et ses habitants.

Une commission de suivi de site, mise en place par la Ville de Valence en relation avec la Préfecture de la Drôme et composée d’experts et d’observateurs, se réunit régulièrement et veille à ce que les travaux se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Auvergne Rhône-Alpes s’assure que tous les protocoles annoncés sont bien respectés. À titre d’exemple, c’est elle qui a demandé la pose des géophones et des piézomètres sur le terrain.

Le projet de géothermie est financé en totalité par l’entreprise Fonroche Géothermie, qui a signé une promesse de vente du terrain avec la Ville en juillet dernier, avec pour condition suspensive essentielle que, dans le cas où la recherche géothermique ne pourrait aboutir, le terrain reviendrait à sa vocation agricole première.