L'égalité entre les femmes et les hommes

Prévention, sensibilisation et information constituent le cœur de l’action municipale, afin que l’égalité femmes-hommes soit reconnue dans toutes ses dimensions.

Des actions autour du 8 mars pour la Journée internationale des femmes

La Ville de Valence, signataire depuis 2009 de la Charte européenne pour l’égalité des genres dans la vie locale, soutient les politiques publiques d’égalité entre les femmes et les hommes.

Chaque année sur le territoire, la Ville et le Collectif pour l’égalité femmes-hommes recensent et mettent en place des actions variées pour sensibiliser l’opinion publique et permettre à tous de se rencontrer et de partager des informations et des expériences.

Le thème du 8 mars 2022 est "L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable", en reconnaissance de la contribution des femmes et des filles du monde entier qui mènent l’offensive quant à l’adaptation et la réponse aux changements climatiques et à leur atténuation, en faveur de la construction d’un avenir plus durable pour toutes les personnes.

Pourquoi une Journée internationale des femmes ?

La Journée internationale des femmes (appellation officielle) du 8 mars est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde. C'est une journée où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, une journée pour faire le point sur les luttes et les réalisations passées, et surtout préparer l'avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes.

Égalité des sexes : où en est-on ?

Même si la dernière décennie a permis de constater des progrès et des avancées sans précédent, aucun pays n’a encore atteint l’égalité des sexes.
En France, le salaire mensuel net moyen des femmes en France est, selon l'INSEE fin 2019, de 16,8 % inférieur à celui des hommes
Cependant, d’après les Chiffres-clés de l’égalité publiés en 2021, les écarts se réduisent progressivement depuis ces dernières années, tant au niveau de l’égalité salariale que de la parité en entreprise ou en politique.

Hélas, le sexisme et le harcèlement sont toujours présents dans le milieu professionnel, les féminicides et les violences faites aux femmes ne régressent que légèrement et la crise sanitaire a mis en exergue le déséquilibre persistant entre les femmes et les hommes dans la répartition des tâches ménagères, les conditions de télétravail moins favorables pour les femmes ou encore la présence peu affirmée des femmes dans les instances d’aide à la décision ou dans les médias à propos de la Covid-19, alors même qu’elles sont majoritaires dans les métiers de première ligne et des soins.

 

Des actions autour de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre

Contexte et chiffres

En 2020, 125 décès liés aux violences conjugales ont été recensés par la police et la gendarmerie, soit le chiffre le plus bas enregistré depuis le début de l’étude décès annuelle en 2006.
Parmi les victimes, 82 % sont des femmes dont 67 % d'entre elles avaient signalé ces faits aux forces de l'ordre, et 14 sont des enfants mineurs, victimes d’infanticides ou dans un contexte de violences conjugales.
Plus de 143 000 enfants vivent dans un foyer où leur mère a déclaré être victime de violences conjugales
82 % des auteurs de ces violences sont des hommes et 66 % des faits sont commis entre époux, concubins ou pacsés.

Depuis le 28 juin 2021, le 3919 ou « Violences femmes info », est joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, y compris par les personnes sourdes ou ayant des troubles du langage.
Pendant le 2e confinement, le 3919 a enregistré une hausse de 60 % des appels.
Des mesures pragmatiques ont été mises en place en plus de l’extension des horaires de ce numéro : signalement dans les pharmacies, communication par SMS avec la Police via le 114, dépôts de plaintes étendus aux hôpitaux.

Par ailleurs, assez méconnue et encore peu sollicitée, une ordonnance de protection (OP) permet pourtant de protéger les victimes de violences conjugales avant un éventuel dépôt de plainte. L’OP n’a pas pour objet la condamnation de l’auteur mais la protection de la victime, en application du principe de précaution.

Le Comité national de l’ordonnance de protection (CNOP), créé en juin 2020, est chargé de développer cette procédure. Son premier rapport d’activité, publié en juin 2021, rend compte de ses travaux et avance des pistes pour améliorer le dispositif.

La solidarité au cœur de l'action municipale

Consciente de la situation, la municipalité valentinoise a fait de la proximité et de la solidarité un axe fort de son programme au travers de :

  • l’hébergement des personnes victimes de violences en partenariat avec le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). Ainsi, 3 appartements-relais permettent d’héberger de façon transitoire (3 mois renouvelable une fois) les personnes victimes de violences, soit une solution d’accompagnement provisoire entre la sortie de l’hébergement d’urgence et le logement autonome.
  • La mise en place d’un groupe de travail « Grenelle des féminicides de Valence » constitué par le Collectif Égalité et conclu par des propositions remises à Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargé(e) de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations,
  • La participation au Comité Local de Sûreté et de Prévention de la Délinquance sur les mesures alternatives, la prévention des violences faites aux femmes, des violences intra familiales et l’aide aux victimes, en partenariat avec l’État,
  • L’organisation d’actions de sensibilisation de l’opinion publiques à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes le 25 novembre.

Le ruban blanc, un symbole, un collectif et des actions dans toute l’Agglo

La campagne du Ruban Blanc a été créée au Canada en 1991 par un groupe d’hommes ayant pris conscience, suite aux féminicides commis à l’Ecole Polytechnique de Montréal le 6 février 1989, de la nécessité de s’engager dans la lutte contre les violences subies par les femmes pour faire évoluer les comportements et contribuer à un changement social. 

 Le 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale pour l’éradication des violences à l’égard des femmes, la Ville et l’Agglo incitent à porter le ruban blanc, qu’elles remettent à chaque personne s’étant associée à la campagne en signant une charte d’engagement individuelle manifestant son opposition à toute forme de violence envers les femmes et sa volonté de contribuer à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Au-delà du symbole, il existe un collectif, Ruban Blanc Drôme, qui comprend 205 membres de 125 communes, 5 communautés de communes et 74 autres structures (associations, institutions ou autres organismes comme REMAID et le CIDFF).

Dans les communes participantes (dont Valence), un ruban blanc géant est installé et des actions de sensibilisation sont mises en place.