28 juin après : don’t shoot, I’m a phantom…

Exposition

de 18:30 à 18:30

Bourse du Travail, place de la pierre

28 JUIN APRES :DON’T SHOOT, I’M A PHANTOM…

(28 juin après : ne tirez pas, je suis un fantôme…)

Dans le cadre de l’Appel à projet lancé par la Ville de Valence, le projet de Damir Radović a été retenu parmi 38 candidatures répondant à la thémathique « l’espace d’un instant ».

 

Le 28 juin dont il est question est celui de  1914, quand l’archiduc François-Ferdinand est assassiné par  Gavrilo Princip dans sa voiture. Cet évènement est reconnu comme le déclencheur de la Première guerre mondiale.

Le fantôme de cette voiture , sculpture inédite de Damir Radović , distribue ses autres œuvres dans l’évocation du spectre de ce basculement que fut l’industrialisation et la mondialisation de la guerre. L’espace de l’instant du 28 juin 1914 est l’arrière-plan des décennies de crises qui s’écoulent depuis.

L’art de Damir Radović esquisse une synthèse de ces décennies de crises. Sa peinture hésite entre abstraction et figuration, rejouant  le recul qu’opéra l’art moderne suite à la prise de conscience de ce que fut le premier conflit mondial.

Ses slogans en lettres lumineuses sont autant d’évocation d’une spectacularisation de la marchandise, dont l’art considéré comme tel, lorsque la société dite de consommation s’installe.

Les pièces vidéos Paradoxical sleep sont l’héritage d’une mutation de l’art, lorsqu’il devint contemporain. Constatant son impuissance pendant l’atrocité de la Seconde guerre mondiale, l’art vise alors sa dissolution dans la vie pour interroger le « comment en sommes-nous arrivés là ? ».

Cette exposition est « l’espace d’un instant » la traversée d’une période devenant irréelle par oubli. Son fantôme en réactive la mémoire. Et il est absurde de tirer dessus . À moins que « tuer la mort » ne devienne une option...