Comment évolue le logement valentinois ?

Un parc composé de près de 38 000 logements

Le parc de logements valentinois est composé à 84 % de résidences principales, dont la part totale a baissé depuis 10 ans au profit des résidences secondaires (3 %) et des logements vacants (13 %).

La proportion de logements vacants, en augmentation constante, doit être distinguée selon deux catégories :

  • La vacance temporaire/conjoncturelle : entre deux locataires par exemple
  • La vacance durable/structurelle : lorsque les logements sont inoccupés depuis de plus de 2 ans

C’est cette dernière catégorie qui doit être étudiée afin de trouver les outils permettant sa résorption.

Selon les données déclarées aux services des impôts, environ 1 500 logements sont concernés par la vacance durable à Valence.
Près de 380 se situent dans les quartiers du Polygone, de Fontbarlettes et du Plan, comprenant des logements en voie de démolition dans le cadre du programme de renouvellement urbain, venant nuancer les données brutes. Les autres logements sont principalement situés dans le centre-ville et le quartier Alpes-Maubourg (cf. carte ci-dessous).

60 % de ces logements vacants depuis au moins 2 ans ont plus de 50 ans, complexifiant leur réinvestissement.

Environ 4 000 logements créés depuis 2010, pourquoi et pour qui ?

La production de logements complète l’offre existante pour répondre à divers besoins :

  • l’accueil de nouveaux habitants : en 2017, 7,5 % des Valentinois (4 746 habitants) habitaient dans une autre commune en 2016
  • les besoins de changement de logement des Valentinois suite à l’évolution du ménage ou au vieillissement de l’habitat, concernent 6,8 % des habitants en 2017 (4 298 Valentinois ont déménagé à l’intérieur de Valence)

En moyenne, depuis 2010, près de 350 logements ont été créés ou réhabilités chaque année, dont 59 % en habitat collectif. Depuis 2010, les logements ont majoritairement été construits grâce à des opérations de renouvellement urbain*, de reconstruction de zones déjà artificialisées** (transformées par l’homme) à l’intérieur de l’enveloppe urbaine de Valence (près de 2 000 logements concernés, représentant la moitié des nouvelles constructions).

Les logements construits en extension, sur des nouveaux secteurs d’habitats, représentent moins de la moitié de la production. Parmi eux, 60 % se situent à la Bayot.

Savoir comment et pourquoi on construit constitue une base de réflexion nécessaire pour envisager les besoins à venir. La production de logements est indispensable pour qu’une ville continue de vivre et réponde aux besoins de ses habitants. À Valence, la part de logements créés en réhabilitation ou en reconquête de foncier (démolition et reconstruction, construction sur un stade ou sur un terrain vague…) montre qu’il est possible de répondre à cette demande en limitant les répercussions sur les espaces naturels et agricoles. Cependant, elle invite à évaluer la qualité des opérations, leur adaptation aux besoins et au cadre de vie. Les données exprimées sur le volet démographique invitent également à interroger l’adaptation des logements aux jeunes ménages, public que la Ville doit continuer à attirer.

Opération visant à reconstruire la ville sur elle-même : il s’agit de repenser un secteur de la ville, un ensemble plus ou moins important de bâtis pour optimiser son usage, l’améliorer. Il peut par exemple être constitué par une opération de démolition d’un entrepôt inutilisé et reconstruction d’un immeuble de logements.

** Zone qui a dont le sol a perdu sa fonction naturelle. L'artificialisation peut ainsi concerner plusieurs types d’occupation du sol, de l'urbanisation aux différents usages des espaces agricoles et naturelles par les humains. L’artificialisation des sols doit être distinguée de la notion d’étalement urbain signifiant l’extension de l’urbanisation sur les espaces périphériques naturels et agricoles.

 Quelques-unes de vos observations sur l'habitat

« Il faut créer plus d’habitats alternatifs, par exemple des habitats partagés, des habitats intergénérationnels. »
« Les seules solutions collectives sont celles de promoteurs privés ou sociaux pas assez différenciés. Aucune solution d’habitat participatif ou alternatif ne sont mises en œuvre. »
« Réduire la densité de l'habitat, c'est avant tout réduire l'insalubrité, la promiscuité, les vis-à-vis, le bruit et augmenter l'ensoleillement des logements. »
« Pour préserver les terres agricoles et les espaces verts, on peut prévoir une hauteur plus importantes des immeubles. »
« Il faut donner accès aux logements neufs et réhabilités aux jeunes ménages ayant un revenu médian. »
« Arrêtons de construire des nouveaux logements et réhabilitons les logements vacants. »

1 commentaire(s)

  • Commentaire de BERNARD posté le 20 décembre 2020 à 07:39

    loyer trop cher en centre ville aux quelles s'ajoutent + le stationnement ( minimum 6€ / jour x 6j + contravention au minimum 1/mois ) + le temps pour trouver une place entre midi et 14h, et soir ....une 1/2h minimum à tourner.....

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