L’attractivité valentinoise

Valence s’affirme comme 5e pôle économique régional

Les 6 715 établissements valentinois répertoriés au 31 décembre 2017 offraient près de 45 500 emplois, soit 1,9 emploi pour 1 actif* valentinois. En plus des 65 % d’actifs valentinois, cet excédent permet d’attirer 40 % des actifs des communes périphériques qui côtoient la ville et ses équipements sans y vivre.

Cette donnée pose deux questions : comment donner envie à ces actifs de vivre près de leur emploi pour diminuer leurs déplacements ? et comment adapter l’accueil de ces visiteurs quotidiens ?

88 % des actifs valentinois sont salariés (70 % sur un contrat à durée indéterminée). La stabilité et la sécurité de l’emploi sont assurées pour une part importante des actifs. Les catégories socio-professionnelles les plus représentées sont les professions intermédiaires (30 %) et les employés (30 %).

Valence comptait près de 5 000 chômeurs en 2017. Malgré une augmentation entre 2007 et 2012, leur nombre s’est stabilisé depuis 2012. D’après les estimations de Pôle-Emploi, le nombre de chômeurs est resté stable depuis 2017. 
Selon les analyses du chômage au sens du recensement, les moins de 25 ans sont les plus représentés dans cette catégorie, pouvant expliquer le solde migratoire négatif les concernant.

47,5 % des emplois relèvent du secteur du commerce, des transports et des services divers, ils sont répartis entre le centre-ville et les zones d’activités pilotées par Valence Romans Agglo. 
Celles-ci sont spécialisées : mixte et automobile à Briffaut, tertiaire et technologie à Lautagne, industrie aux Auréats...
La création de zones d’activités, à Valence ou à Rovaltain, a pu entraîner des déplacements d’entreprises au détriment de zones déjà existantes. Une attention est donc nécessaire pour maintenir l’attractivité des zones existantes (requalification, traitement de la vacance, optimisation du foncier…).

La vente d’immobilier économique est en forte progression en 2019 : 22 000 m² de bureaux (+ 40 % entre 2018 et 2019) et 74 000 m² de locaux d’activités (+ 170 % entre 2018 et 2019), confirmant un dynamisme économique de la ville.

* La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs. La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite.

Une agriculture en (r)évolution

Plus de 1 100 ha sont exploités par 70 exploitants agricoles, dont seulement 21 ont leur siège sur le territoire valentinois. Aucune nouvelle installation n’a été recensée depuis 2014. L’exploitation des surfaces par des structures extérieures à Valence peut s’expliquer par le souhait de délocalisation du cœur de l’activité pour des s’éloigner des contraintes urbaines. Cette situation implique de réfléchir à une meilleure cohabitation des activités agricoles, résidentielles et économiques.

5 exploitations ont une production biologique, sur 124,7 ha, majoritairement en grandes cultures. De même, plusieurs activités de diversification sont recensées. Ces éléments sont à rapprocher de l’accroissement des réflexions sur la valorisation des productions locales et des circuits courts, l’autonomie alimentaire et les nouveaux modes de culture. Les démarches Ceinture verte et stratégie de développement agricole et forestier de Valence Romans Agglo ont également pour objectif de faciliter de nouvelles installations d’agriculteurs et protéger les terres agricoles.

Ces démarches entraînent une évolution de la prise en compte de l’agriculture, un changement d’échelles et de pratiques pour recréer du lien entre l’agriculture et la ville et sont à rapprocher de l’accroissement des réflexions sur la valorisation des productions locales et des circuits courts, l’autonomie alimentaire et les nouveaux modes de culture.

Les échelles de l’offre commerciale à lier et équilibre

La Ville est organisée selon plusieurs polarités commerciales : la zone des Couleures, Valence 2, Hugo Provence et le centre-ville.


Carte de la répartition de l'offre commerciale valentinoise

Ces secteurs présentent des enjeux variés : requalification de la zone des Couleures, liaisons entre les zones extérieures et le centre-ville, maintien des commerces en centre-ville… Ils ne peuvent cependant pas remplacer le commerce de proximité propre aux quartiers qui répond à une demande quotidienne et au besoin de lien social, générateur d’identité.

Le PLU devra concilier ses différents enjeux afin de trouver un équilibre et une complémentarité entre les différents niveaux de l'offre commerciale.

Un développement d’équipements invitant à un rayonnement croissant

En plus des équipements administratifs et de santé, correspondant au statut de ville préfecture et ville-centre, Valence possède une offre intéressante d’équipements lui permettant de développer son attractivité et son rayonnement.

Des équipements touristiques existent (port et parc de l’Épervière, halte fluviale, ViaRhôna…) mais restent à conforter pour renforcer l’attractivité de la ville. L’offre d’un hébergement adapté est également un sujet central dans ce mouvement (tourisme d’affaire, hébergement de plein air…).

Les équipements en écoles maternelles et élémentaires répondent actuellement aux demandes des effectifs scolaires (plus de 5 000 élèves dans les établissements publics). L’évolution de la population et l’attractivité des ménages doivent néanmoins être surveillés pour pouvoir adapter les structures si besoin.

L’enseignement supérieur présente un réel intérêt pour Valence. Près de 7 000 étudiants étaient recensés en 2018-2019, soit une augmentation de 14 % depuis 2010.
L’offre de formation (liée à l’Université de Grenoble-Alpes), permet le maintien des étudiants locaux à Valence. En effet, près de 66 % des effectifs sont originaires de Drôme et d’Ardèche. Ce point est important pour lutter contre le départ important des 15-29 ans. L’accueil de cette population étudiante impose une réflexion sur son mode de vie et ses besoins, tant en matière d’équipements de loisirs et de culture que d’adaptation du logement.

 Quelques-unes de vos observations sur l'attractivité

« Avec le développement du télétravail et de l'enseignement à distance, il faudrait étudier les répercussions sur le PLU et notamment la localisation physique des entreprises, établissement d'enseignement, services. »
« Stopper le développement des zones commerciales et y mettre un péage d'accès. »
« Construire un grand centre commercial fermé ou de plein air, comme à Grenoble ou Montpellier. »
« Développer les modes d'agriculture alternative sur le territoire de la ville (micro-fermes, jardins comestibles...). »
« Redonner aux Valentinois les joies du fleuve.»
« Créer plus de parcs, de jeux, de terrains (de type boulodrome) et favoriser les interactions sociales. »

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1 commentaire(s)

  • Commentaire de BERNARD posté le 20 décembre 2020 à 07:56

    Qu'en est-il

    1-de l'attractivité du centre ville: commerce fermé et sur l'après covid les bars restaurants

    2-loyer trop élevé, et entre autre pour les jeunes....il manquera bientôt de l'intergénérationnel....le centre ville sera pour les "anciens"

    3-du développement touristique du centre ville si plus de commerces plus de bars plus de restaurants

    Attention au processus ville morte.....

    Les champs suivis d'un astérisque * sont obligatoires

Les champs suivis d'un astérisque * sont obligatoires