Tout ce qui vole n’est pas moustique. Et tout moustique n’est pas moustique tigre ! 
Espèce invasive originaire d’Asie, le moustique tigre a trouvé, dans les grandes villes françaises, les conditions favorables à son installation durable.

Ce moustique, de très petite taille (5 à 7 mm), bien plus petit qu’une pièce d’un centime, se distingue des autres moustiques par sa coloration contrastée noire et blanche, d’où son appellation commune de moustique tigre.

Il est particulièrement nuisible : ses piqûres interviennent principalement à l’extérieur des habitations, pendant la journée, avec un pic d’agressivité au lever du jour et au crépuscule. Plus actif de mai à octobre, il ne disparaît jamais complètement.
Seule la femelle pique, le repas sanguin étant nécessaire pour la reproduction.
Le moustique tigre reste sur le site où il a été pondu et ne s’en éloigne pas au-delà d’une centaine de mètre : le moustique tigre qui vous pique est donc né chez vous ou dans votre proche voisinage. Ce moustique a une durée de vie moyenne d’environ 1 mois et les femelles peuvent pondre environ 200 œufs tous les 12 jours.

Le risque de maladie

Le moustique tigre peut prélever le virus (dengue, chikungunya ou zika) d’une personne infectée par piqûre. Le virus se développe ensuite en une dizaine de jours et le moustique devient ensuite vecteur de la maladie. En revanche, le moustique tigre ne transmet pas le coronavirus.

Son cycle de vie

Pour que le moustique puisse proliférer, deux facteurs sont indispensables :

  • La présence d'eau stagnante
  • Une température minimum afin que les œufs puissent éclore

 

 

 

Son implantation en France

Le moustique tigre est l’une des espèces les plus invasives que l’on connaît actuellement. Observé pour la 1re fois en 2004 dans les Alpes-Maritimes, il progresse d’année en année.

Fin 2020, 64 départements sont colonisés par le moustique vecteur Aedes albopictus (sur les 96 départements métropolitains). Téléchargez la carte des départements touchés

Comment lutter contre le moustique tigre ?

D’abord, il est indispensable de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique, à l’intérieur et surtout autour de son domicile :

  • Enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable
  • Changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine
  • Vérifier le bon écoulement des gouttières
  • Mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau

Ces gestes sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques, sources de nuisances et de maladies.
Pas d'eau stagnante : pas de moustique tigre !
Dès le mois d’avril, inspectez votre jardin ou votre terrasse de fond en comble pour supprimer, protéger ou traiter toutes les sources d’eaux stagnantes.

Tour d'horizon des gestes à adopter

Pour limiter la multiplication des moustiques

Jetez ou rangez à l’abri

  • Brouettes
  • Jouets d’enfant
  • Seaux et arrosoirs
  • Boîtes de conserve, petits récipients
  • Déchets divers, pneus

Videz une fois par semaine 

  • Coupelles sous les pots de fleurs (ou mettez du sable dans la soucoupe)
  • Gamelles pour animaux
  • Pieds de parasols
  • Bâches recouvrant mobilier de jardin ou tas de bois

Couvrez hermétiquement (avec une toile moustiquaire)

  • Les récupérateurs d’eau de pluie

Entretenez

  • Gouttières et chéneaux : les feuilles d’arbres peuvent s’accumuler et bloquer l’écoulement des eaux dans les gouttières
  • Bassins d’agrément (introduisez des prédateurs de larves : poissons, batraciens)
  • Rigoles recouvertes d’une grille
  • Taillez les haies (lieux de repos des moustiques adultes)

Signalez sa présence

  • À la Direction Santé Publique - Service Santé-environnement : 04 75 79 22 11 - dsp @ mairie-valence.fr
  • Au n° vert : 0800 26 00 00

Le service pourra alors déclencher une campagne d’information dans votre quartier (porte à porte, distribution de flyers, repérage de gîtes potentiels).

Pour se protéger des piqûres

Portez des vêtements 

  • Amples
  • Longs
  • Clairs

Utilisez

  • Des répulsifs pour la peau
  • Des insecticides pour les vêtements

Installez

  • Moustiquaires
  • Ventilateurs
  • Climatisation

Vous vous rendez dans des zones où circulent les virus du chikungunya, de la dengue et plus récemment du Zika (Antilles françaises, Réunion, Guyane...) ?

Il est nécessaire de vous protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à votre retour. Car si vous êtes malade, le moustique tigre pourrait devenir vecteur de maladie et contaminer vos proches et vos voisins.

Retrouvez tous les conseils pratiques

Ces gestes simples sont LA solution contre le moustique tigre. L’implication de chacun est donc essentielle.

 La démoustication : une fausse bonne idée

Une opération de démoustication tue les moustiques qui volent à un instant T, mais le répit n'est que de quelques jours : de nouveaux moustiques naissent des larves, à l’abri dans leurs réserves d’eaux stagnantes. Le problème ne peut se régler qu’à la source : supprimer ou vider régulièrement les potentiels lieux de ponte des moustiques.
Les opérations de démoustication ne sont engagées que lorsqu’il existe un risque sanitaire de contamination, autour de l’habitation d’une personne malade avérée : par exemple si une personne revient en métropole avec un virus transmissible par le moustique tigre (dengue, chikungunya, zika), sa zone d’habitation sera traitée (lorsqu’il y a présence de moustiques) pour éviter que le virus soit transmis.
Ponctuelle et localisée, la démoustication est décidée par le Préfet afin d’éviter toute épidémie.
La démoustication par traitement chimique à grande échelle n’est pas recommandée car elle peut avoir un impact négatif sur l’environnement, la biodiversité et la santé publique. Elle peut également développer une résistance des moustiques aux insecticides et serait donc susceptible d’accentuer le phénomène.
De plus, cette action n’a aucun effet sur les œufs ou les larves.

Un nouveau centre de vaccination ouvert à Valence

En complément de celui du Centre hospitalier, un 2e centre de vaccination vient d'ouvrir ses portes à Valence, dans la Maison de la vie associative située au 74 route de Montélier (ex-collège Bachelard).

Depuis lundi 3 mai, ce centre est ouvert 6 jours sur 7, du lundi au samedi de 8 h 15 à 19 h 15, uniquement sur rendez-vous via la plateforme doctolib.fr, pour les personnes actuellement éligibles à la vaccination et s’étant inscrites sur la plateforme (liste des personnes éligibles). )

Depuis le 11 mai, les plus de 18 ans sans critères d’éligibilité peuvent également s'inscrire en ligne. Si des doses de vaccin sont encore disponibles, ils seront contactés pour des rendez-vous le jour même ou le lendemain.

Aucun vaccin ne peut être délivré et réalisé sans prise de rendez-vous préalable. Sur place, les patients doivent impérativement être munis de leur carte vitale et d’une pièce d’identité.

A propos du Centre de vaccination
Ce 2e centre de vaccination fait suite à une demande initiale de l’Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes (ARS). Il a été mis en place par la Ville de Valence et la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé de Valence (CPTS), grâce au soutien entier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en termes de logistique et de ressources humaines et avec le concours de la Protection Civile, qui mobilise ses équipes et matériels dans la mise en place d’un poste de secours adapté.

Infos pratiques

  • Ouverture (sur rendez-vous uniquement) du lundi au samedi de 8 h 15 à 19 h 15
  • Accès au site : même si un parking est accessible, il est conseillé de privilégier les transports en commun, (lignes de bus 7, 6 et C1 - arrêt Védrines). Plus d’infos sur vrd-mobilites.fr/bus

Actualités de la Maison Relais Santé

20 mai : journée Européenne des droits des patients

Le 20 mai, la Maison de Santé de la Rose des Vents organise un temps fort dans le cadre de la Journée européenne de vos droits en santé.

L’infirmière de la Maison Relais Santé sera aux côtés de représentants des usagers pour répondre à vos questions sur ls personnes de confiance, le dossier médical partagé, les directives anticipées...

Activités des associations

Comme chaque mois, plusieurs associations de personnes malades proposent des entretiens individuels ou des temps d’échanges en petits groupes sur une pathologie (tout en respectant les mesures barrières).

Plus d'informations
Florence Ghougassian, infirmière de la Maison Relais Santé
maison.relais.sante@mairie-valence.fr (maison.relais.sante @ mairie-valence.fr)
04 75 79 23 73

En savoir plus sur la Maison Relais Santé

Les métiers de la Direction Santé Publique : assistante de direction et chargée de la mission « accès aux soins »

Nadia Aftisse est assistante de direction et chargée de la mission « accès aux soins » à la Direction Santé publique de la Ville.

  • En quoi consiste la mission « accès aux soins » ?

    L'accès aux soins est un droit fondamental dont chacun dispose pour recevoir les soins de prévention ou médicaux dont il a besoin, sans distinction géographique ou sociale. C'est l'une des priorités du 2e Contrat local de santé de la Ville de Valence.

    Cette mission, portée par la Direction Santé Publique, consiste à rester en veille sur l’offre de soins en accompagnant les publics précaires et non précaires et éviter les ruptures de soins. Les départs en retraite de professionnels de santé libéraux qui ne trouvent pas de relève compliquent cette tâche. C'est pourquoi nous sommes sollicités par de nombreux Valentinois qui ne trouvent pas de nouveau médecin traitant.

  • Comment procédez-vous pour évaluer les besoins en matière d’accès aux soins sur la Ville de Valence ?

    Tout au long de l’année, la Direction maintient un lien étroit avec ses partenaires locaux (Agence régionale de santé, Caisse primaire d'assurance maladie, Département, professionnels de santé...). Nous restons également à l’écoute des Valentinois afin de recueillir les informations utiles concernant l’évolution de la démographie médicale. Cela nous permet, par exemple, d'évaluer les besoins de la population à travers la médiation santé et de connaitre l’âge des professionnels de santé pour anticiper les départs en retraite.

    1 à 2 fois par an, une mise à jour des fichiers des professionnels de santé exerçant sur le territoire de Valence est réalisée afin d’orienter au mieux le public.

  • Quelles actions de la Direction sont mises en œuvre pour maintenir l’offre de soins ?

    Un des axes prioritaire du Contrat local de santé signé en 2019 porte sur le parcours de santé coordonné dont l’objectif est de favoriser l’installation de professionnels de santé sur le territoire valentinois.

    La Ville de Valence s’efforce de soutenir la mise en place de projets d’installation de professionnels de santé libéraux sur son territoire, en mettant en lien les différents acteurs nécessaires à leurs réalisations.

    Depuis quelques années, la Ville a accompagné des professionnels de santé qui souhaitaient se regrouper, notamment : 

    • La Maison de santé Valence Europe
    • La Maison de santé du Plan
    • La Maison de santé pluriprofessionnelle la Rose des vents
    • Le Pôle santé de Valensolles
    • À venir, la création d’un regroupement de professionnels de santé au Polygone

    De plus, la Ville souhaite s’associer à la Communauté professionnelle territoriale de santé, dont le rôle est de coordonner les professionnels d'un même territoire souhaitant s’organiser autour d’un projet de santé pour répondre à des problématiques communes : organisation des soins non programmés, coordination ville-hôpital, attractivité médicale du territoire, coopération entre médecins et infirmiers pour le maintien à domicile…

  • Quels sont les axes de travail pour attirer des internes en médecine générale à Valence ? Et pourquoi vouloir attirer ces internes ?

    Dans une dynamique de maintien de l'offre de soins, la Ville de Valence a souhaité faciliter l’accueil d’internes en médecine générale.

    Pour cela, la Ville propose un logement à tarif préférentiel à destination des internes souhaitant réaliser leurs stages semestriels dans un cabinet libéral de médecine générale à Valence. Cette Maison des internes, propriété de la Ville, a été aménagée en rez-de jardin d'un quartier préservé.

    Cette initiative a pour but de faire découvrir les atouts de notre territoire aux futurs médecins qui pourraient s'y installer.

    Ce projet a pu être réalisé grâce à la participation du Département (prise en charge de 50 % des charges courantes de fonctionnement et de l’achat de l’équipement) et à une aide exceptionnelle du Comité d’hygiène sociale à hauteur de 50 % du budget d’investissement.

  • Qu’est-ce qui vous plait dans cette mission ? Et quelles sont pour vous les compétences nécessaires ?

    Cette action trouve tout son sens dans les missions de service public et c’est ce qui me plaît réellement.

    Elle est complémentaire avec mes missions d’assistante de direction, plus classiques, et donne une autre dimension aux liens créés avec nos partenaires.

    Cela n’a pas toujours été très simple au départ. Il a fallu comprendre le réseau de santé, les nombreux dispositifs, assimiler les partenaires internes et extérieurs… J’en apprends encore tous les jours !

    La coordination avec ma directrice et la responsable du pôle Prévention et accès aux soins, qui ont un regard expert dans ce domaine, me permet de travailler plus sereinement sur ces dossiers qui demandent une grande rigueur dans le suivi.