La santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. Elle est influencée par les conditions de vie et de travail, des événements marquants, une prédisposition familiale ou encore la société. Chacun peut agir pour prendre soin de sa santé mentale.

Trop souvent, on pense qu’être en bonne santé mentale signifie n’être concerné par aucun trouble psychique. Or une personne peut vivre avec un trouble psychique et ressentir un bien-être mental, grâce à des relations sociales satisfaisantes, une activité épanouissante, une bonne estime personnelle. De même, une personne peut ressentir un mal-être, sans pour autant être touchée par un trouble psychique. Ainsi, il n’y a pas d’un côté des personnes en bonne santé mentale et de l’autre, des personnes qui ont des troubles psychiques. 

Extrait de psycom.org, dossier « On a toutes et tous une santé mentale ».

Il n’y a pas de santé sans santé mentale

Il y a de multiples façons de prendre soin de notre santé mentale. Voici dix conseils, proposés par l’association de promotion de la santé mentale suisse Minds :

  • Parler de ses émotions
  • Rester actif en faisant de l’exercice régulièrement
  • Bien manger
  • Éviter les excès d’alcool
  • Rester en contact avec ses proches, famille ou amis
  • Demander de l’aide quand les choses deviennent trop difficiles
  • Prendre une pause dans la journée, dans la semaine, pour changer de rythme
  • Faire des choses que l’on aime
  • S’accepter, avec ses imperfections
  • S’investir pour les autres, par l’entraide, la solidarité 

Notre santé mentale évolue tout au long de notre vie. Elle se consolide ou se détériore en fonction de facteurs extérieurs (l’arrivée dans une nouvelle entreprise, la perte d’un emploi, la qualité du sommeil…).

Comment s’informer de manière sûre sur Internet ?

Le Psycom est un site national public qui a notamment créé un kit pédagogique (vidéo et outils d’animation) pour mieux comprendre la santé mentale et ce qui l’influence. Il propose également une cartographie des acteurs produisant des contenus vérifiés sur Internet autour des troubles psychiques. psycom.org

Le Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale propose également des informations utiles. ccomssantementalelillefrance.org

Santé publique France est l'agence nationale de santé publique. santepubliquefrance.fr 

 Prendre soin de soi à Valence

Le site de la Ville propose de nombreuses informations pour bien vivre à Valence : culture, sports, activités des équipements de quartier, associations solidaires et d’entraide, associations d’usagers de la santé mentale…

Avec la newsletter de la Ville, recevez, chaque semaine, toutes les informations utiles et tous les événements de Valence. S'inscrire

Pour aller plus loin, le Conseil local de santé mentale de Valence informe de la proposition d’une formation innovante ouverte à tous pour devenir "secouriste en santé mentale". Cette formation, payante, peut être réalisée dans le cadre du compte personnel de formation. Plus d’infos sur ces formations premiers secours en santé mentale : pssmfrance.fr

Habitat indigne : vivre dans de bonnes conditions d’hygiène et de santé

Le logement constitue un aspect essentiel de la vie quotidienne. Il doit permettre de vivre dans de bonnes conditions d’hygiène et de santé.

Avant l’entrée dans un nouveau logement, le locataire doit vérifier et exiger du propriétaire ou de l’agence un bail, un état des lieux d’entrée et les diagnostics (électricité, énergie, amiante, plomb, risques technologiques) obligatoires depuis 2018. Plus d’infos sur service-public.fr/particuliers/vosdroits

Le locataire doit assurer le logement, régler les loyers, les charges et les abonnements liés à l’occupation du logement et l’entretenir.

En cas de désordre, le locataire doit informer immédiatement le propriétaire et ou gérant du logement car c’est au propriétaire de réaliser les travaux. En cas de demande par téléphone, il est important de formaliser par un courrier, surtout si les travaux ne sont pas engagés. Si les travaux sont considérés comme des charges locatives, ils reviennent à la charge du locataire (liste sur anil.org).

En cas de dégâts des eaux ou pour débloquer une assistance juridique en cas de litige, il est nécessaire de contacter l’assurance.

À Valence, en cas de carence avérée (ou refus explicite) du propriétaire, la Direction Santé Publique peut réaliser un contrôle sanitaire du logement. Pour toute demande, préciser le lieu qui fait l’objet du signalement ainsi que vos coordonnées :

  • à M. le Maire – Place de la Liberté – Valence
  • en remplissant un formulaire disponible au Pôle santé de la Ville, 4, rue du Clos Gaillard
  • ou par mail à dsp @ mairie-valence.fr

Peinture au plomb et saturnisme infantile : attention danger
Certaines peintures utilisées dans les habitations construites jusqu’en 1949 contenaient du plomb. Même si ces peintures ont été recouvertes, elles deviennent toxiques lorsqu’elles s’écaillent. Certaines canalisations en plomb peuvent également intoxiquer l’eau. La présence et l’ingestion de plomb présentent un danger pour la santé, notamment pour les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Le service Santé-environnement

Ce service de la Ville contrôle le respect des règles générales d’habitabilité. Il évalue également l’insalubrité des habitations et des immeubles, en lien avec les services préfectoraux, et prend des arrêtés d’insalubrité si besoin pour obliger les propriétaires à réaliser la totalité des travaux nécessaires à la mise en conformité des logements.

Plus d’infos
santé environnement dsp @ mairie-valence.fr - 04 75 79 22 11

Info +
Dans le cadre de la lutte contre l’habitat indigne et insalubre, une aide financière sous condition, peut être attribuée  pour la réalisation de travaux permettant la sortie de dégradation des logements des propriétaires occupants concernés par le dispositif.

Plus d’infos : Maison de l'habitat - 44, rue Faventines - 04 75 79 04 01

Actualités de la Maison Relais Santé

Maladies chroniques : vous avez des questions ? Venez rencontrer l’infirmière de la Maison Relais Santé sur rendez-vous.

04 75 79 22 11 /maisonrelaissante @ mairie-valence.fr

Les associations d’usagers proposent :

Des rencontres individuelles

  • le 2e et 4e jeudi du mois : permanence des associations Alcool assistance et Planète autisme

Des activités en groupe

  • Les lundis après-midi : activité physique pour les personnes atteintes de la maladie de Huntington 
  • Les mardis midi : groupe de discussion autour des addictions avec l’Oiseau lyre
  • Le 4 février, de 16 h à 18 h : café rencontre (lieu d’accueil, d’écoute et d’échanges informels et de convivialité) pour les proches, aidants ou non, de personnes ayant des troubles psychiques, organisé par l’Unafam
  • Le 2e jeudi du mois : activité matériau-thèque et groupe de parole pour les familles proposés par Planète autisme
  • Jeudi 25 février de 15 h à 16 h 30 : groupe de discussion entre personnes polyarthritiques proposé par l’association Andar

Pour les professionnels 

  • 9 et 10 février : formation proposée par le réseau Préo-répop autour de la surcharge pondérale chez l'enfant

Retrouvez plus d'infos sur la Maison Relais Santé.

Les métiers de la Direction Santé Publique : coordonnateur du Conseil local de santé mentale de Valence

Une coordinatrice du Conseil local de santé mentale travaille à la Ville de Valence, au sein de la Direction Santé publique, basée au Pôle Santé de la Ville (4, rue du Clos Gaillard).

 

  • Qu’est-ce que le Conseil local de santé mentale (CLSM) ?

    Il existe en France environ 244 conseils locaux de santé mentale chargés de mettre en place une politique locale et concertée.

    Une spécificité valentinoise

    Le conseil local de santé mentale de Valence, crée en 2015, réunit 41 partenaires qui œuvrent dans le domaine de la santé mentale et se sont engagés.

    Le CLSM rassemble une grande diversité d’acteurs (champ de la santé, du social, du médico-social, de l’éducation, de la justice, des secteurs publics et privés…), de métier (médecins, infirmiers, travailleurs sociaux, cadres administratifs…), de fonctions (élus locaux, usagers de la psychiatrie, association de familles…).

    À Valence, il est codirigé et co-animé par la Ville et le Centre hospitalier Drôme Vivarais et financé en partie par l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes.

    Ses orientations sont fixées par ses membres :

    • Prendre en compte les problématiques de santé mentale comme priorité de santé publique et améliorer la qualité de vie des personnes concernées
    • Observer l’état de santé mentale de la population pour mieux appréhender les besoins du territoire
    • Faciliter l’accès aux soins psychiatriques et la continuité des soins
    • Favoriser l’insertion sociale, l’autonomie et la pleine citoyenneté des personnes concernées par les troubles psychiques
    • Lutter contre les stigmatisations et les discriminations
    • Promouvoir la santé mentale dans la vie publique
  • Quelles sont les missions du coordonnateur du CLSM ?

    Le coordonnateur du Conseil local de santé mentale a en charge son fonctionnellement et son animation.

    Il va à la rencontre des partenaires et détermine avec eux les problématiques communes à travailler afin de mieux comprendre les freins, les leviers et de rechercher avec eux des pistes de résolution.

    Il accompagne les projets en direction du grand public, en particulier les actions durant les semaines d’information sur la santé mentale.

    Il soutient les partenaires, professionnels ou bénévoles d’associations, rencontrant des difficultés dans l’accompagnement des personnes en souffrance psychique. Le plus souvent les personnes se sont éloignées des soins ou sont dans le déni. Il évalue alors leur situation de soins et veille aux respects de leurs droits tout en étudiant les pistes possibles à l’accompagnement vers les soins.

    Le coordonnateur doit fédérer les partenaires autour des questions de santé mentale soulevées.

    Ses missions :  

    • Organiser la concertation par des réunions, des rencontres
    • Animer des réunions afin d’assurer une cohérence d’ensemble
    • Établir un état des lieux, une évaluation des problématiques ciblées
    • Coordonner l’organisation des Semaines d’information sur la santé mentale à Valence. En 2021, elles auront lieu du 7 au 17 octobre sur le thème « Santé mentale et respect des droits ».
    • S’attacher à la compréhension des difficultés rencontrées par les institutions ou associations afin de mettre en place un langage commun
    • Restituer et élaborer les comptes-rendus afin de permettre un langage et un niveau de connaissance communs
    • S’assure de l’adhésion des partenaires autour des projets à mener
    • Accompagner, si besoin, ces projets
    • Assurer un suivi des actions et du fonctionnement
    • Veiller à l’équité, à l’éthique et aux règles déontologiques de chacun
  • Quelles sont les qualités et compétences du coordonnateur du CLSM ?

    La coordination n’est pas spontanée et ne va pas de soi. C’est un arsenal de savoir-faire, de savoir-être et de qualités qui vont permettre à l’alchimie de se réaliser.

    Coordonnateur de CLSM est un métier, aujourd’hui encore peu reconnu, qui est pourtant essentiel à la promotion d’une pensée moderne et innovante autour de la prise en charge de la vie psychique.

    Pour faire face à une grande diversité d’acteurs, le coordonnateur doit posséder un panel large de compétences :

    • De bonnes connaissances dans le domaine de la santé mentale, de la santé publique, de l’organisation sanitaire, médico-sociale et sociale, dans les différents dispositifs concourant à l’inclusion sociale, mais aussi dans les domaines juridique et social afin d’orienter, d’expliquer et d’être à l’écoute des partenaires et des citoyens
    • Une bonne connaissance des acteurs locaux institutionnels et associatifs, des usagers de la santé mentale (patients, familles et entourages) ainsi qu’une bonne compréhension de leur fonctionnement afin de bien orienter
    • Une méthodologie de projet : observation, état des lieux, analyse de l’existant, identification des partenaires actuels, définition de la problématique, élaboration des pistes d’action, identification des nouveaux partenaires potentiels et évaluation des coûts
    • Des capacités techniques diversifiées afin de fédérer, dynamiser les partenaires, communiquer les informations, rédiger des synthèses
    • Des compétences de pédagogie, de diplomatie, d’écoute de l’autre et de négociation
    • Des techniques d’animation

    Il doit également :

    • Posséder de bonnes qualités relationnelles et motivationnelles
    • Être convaincu de l’intérêt de faire évoluer le champ de la santé mentale
    • Être neutre, objectif et impartial
    • Faire preuve d’ouverture d’esprit, d’adaptation
    • Être curieux et au fait des actualités

    Le coordonnateur doit se former en continu et s’informer sur les avancées dans le domaine de la santé mentale.

  • Comment devenir coordonnateur de CLSM ?

    En 2018, le centre collaborateur de l’organisation mondiale de la santé a observé que les coordonnateurs sont le plus souvent issus des secteurs social (assistant socio-éducatif) et sanitaire (infirmier) avec un niveau minimum bac + 3 ou issus de l’ingénierie de projet. Plus de la moitié ont un niveau bac + 5 et 12 % ont un doctorat.