Contrairement à ce que certains pensent, nous ne sommes pas protégés de la pollution atmosphérique dans nos environnements intérieurs. Dans un environnement trop confiné, les polluants se concentrent, s’accumulent et peuvent être responsables de l’aggravation de maladies respiratoires comme l’asthme et l’allergie ! (Source : Atmo AuRA)

C’est d’autant plus vrai que nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos : logement, moyens de transport, lieu de travail/école…
Les sources de pollution de l'air intérieur sont nombreuses : air extérieur, appareils à combustion, matériaux de construction et d’ameublement, activité humaine (tabagisme, produits d’entretien, bricolage, cuisine, encens, appareils de chauffage…).

Une exposition prolongée à une qualité de l'air dégradée a des conséquences importantes pour la santé : émergence de symptômes tels que maux de tête, fatigue, irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, vertiges, allergies respiratoires et asthme. Certaines substances ont également un effet cancérigène.

Aujourd’hui, nos bâtiments sont de mieux en mieux isolés pour réduire les consommations d’énergie. Mais isoler son logement ne signifie pas se calfeutrer, car dans un environnement trop confiné, les polluants se concentrent, s’accumulent et peuvent être responsables de l’aggravation de maladies respiratoires comme l’asthme et l’allergie.

À savoir : en fin de nuit, dans une chambre, les concentrations de CO2 peuvent atteindre près de 3 fois le seuil recommandé par les autorités sanitaires !

Comment agir ?

  • Renouveler l'air de votre logement : 10 minutes par jour en temps normal. En cette période de pandémie de Covid 19, il est même conseillé d’aérer 10 minutes toutes les 3 h. Cela permet de réduire la charge virale qui se trouve sous forme d’aérosols dans une pièce fermée. Attention : l’aération ne dispense pas de respecter les gestes barrières et notamment la distanciation et le port du masque.
  • Identifier et agir sur les sources de pollution : équipements (ameublement, appareils de combustion), matériaux de construction et de décoration, produits de la maison (entretien, parfum), activités humaines (tabagisme, bricolage)... Faire les bons choix de consommation et adopter des comportements responsables permettent d’éliminer les polluants et de garantir un air de meilleure qualité dans nos lieux de vie.

Aération : quelques exemples de bonnes pratiques

Pour ne pas perturber la circulation de l’air :

  • N'arrêtez pas les systèmes de ventilation mécanique (VMC).
  • Ne bouchez pas les ouvertures d'aération ou ne les cachez pas derrière un meuble ou un revêtement, veillez à les maintenir propres.
  • Veillez à ce qu'il y ait toujours un espace de 2 cm sous les portes pour permettre à l'air de passer.
  • Faites faire un entretien complet de votre VMC tous les 3 ans environ (nettoyage et maintien des gaines, vérification des entrées d'air...).
  • Utilisez et entretenez votre hotte de cuisine (nettoyez et changez les filtres régulièrement).
  • Ouvrez vos fenêtres pendant les activités de ménage, de bricolage et de cuisine.
  • Veillez à la bonne aération des pièces disposant d'appareils à combustion.
  • Aérez pendant plusieurs jours après la fin de travaux de construction ou de rénovation ou après l'installation de nouveaux mobiliers et décorations.

Monoxyde de carbone : comment éviter les intoxications ?

Le monoxyde de carbone (CO), gaz incolore et inodore, provient d’une mauvaise combustion. Les 3/4 des intoxications au CO sont dues à une installation de combustion raccordée et la principale source d’intoxication est la chaudière à gaz (69 %). Les principales anomalies des installations raccordées sont liées à l’appareil (40 %), au conduit d’évacuation (40 %) ou à la ventilation du local (43 %). Parmi les intoxications accidentelles domestiques en lien avec une chaudière raccordée à un conduit de fumée, la moitié d’entre elles présente un défaut d’entretien (de l’appareil ou du conduit de fumée).

Il est donc absolument nécessaire d’entretenir votre chaudière annuellement de préférence à l’entrée de l’hiver et vous assurer d’une ventilation efficace de votre logement pour prévenir tout risque d’intoxication.

Et surtout, en cas de doute, de maux de tête et/ou de vomissements dans un environnement confiné… : aérez immédiatement votre pièce, si possible éteignez l’appareil de combustion, sortez de la pièce et composez le 15, le 18 ou le 112.

Santé des jeunes

Le Centre Santé Jeunes (CSJ) de la Ville de Valence est un service de soins et de prévention à destination des 16/25 ans du bassin valentinois et des étudiants.

 

Il propose :

  • des consultations individuelles médicales : infirmières, psychologues, diététicienne, travailleur social en addictologie...
  • des activités collectives : ateliers autour de la santé, de la gestion du stress, des premiers secours, art thérapie…

Le centre pratique le tiers payant pour les consultations médicales et la gratuité pour les autres services proposés.

Horaires d'ouverture

  • Lundi, de 13 h 30 à 17 h
  • Mardi et mercredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h
  • Jeudi, de 8 h 30 à 17 h
  • Vendredi, de 8 h 30 à 16 h

Le Point Relais Oxygène  (point d'accueil et d'écoute pour les 16/25 ans et leurs parents) reçoit sur rendez-vous au 04 75 42 05 54 (laisser un message sur le répondeur, la psychologue rappellera).

Pendant cette période de pandémie, le Centre Santé Jeunes et le Point Relais Oxygène restent ouverts et privilégient les téléconsultations lorsque c’est possible. Les actions collectives peuvent se mettre en place en respectant les mesures sanitaires et gestes barrières.

Pour répondre à la souffrance psychique des jeunes, notamment au regard de la crise sanitaire, ces services santé à destination des jeunes ont renforcé leurs actions dans le champ de la santé mentale.

Un nouvel atelier, « mes émotions et moi », est animé par une art-thérapeute, permettant d’exprimer ses émotions à partir d’un support artistique. 

Retrouvez plus d'infos sur le Centre Santé Jeunes.

Actualités de la Maison Relais Santé

Maladies chroniques : vous avez des questions ? Venez rencontrer l’infirmière de la Maison Relais Santé sur rendez-vous.

04 75 79 22 11 /maisonrelaissante @ mairie-valence.fr

Des rencontres individuelles sont également possibles avec les associations d’usagers :

  • le mardi midi : groupe de discussion autour des addictions avec l’Oiseau lyre
  • le 2e et 4e jeudi du mois : permanence des associations Alcool assistance et Planète autisme
  • Le 2e jeudi du mois : activité matériau-thèque et groupe de parole pour les familles proposés par Planète autisme 
  • Mercredi 13 janvier 2021 : rencontre de familles accompagnées par le réseau Préo-répop autour de la surcharge pondérale chez l'enfant

Retrouvez plus d'infos sur la Maison Relais Santé.

Les métiers de la Direction Santé Publique : inspecteur de salubrité

La Ville de Valence compte 3 inspecteurs de salubrité publique.

Basés au Pôle Santé de la Ville, 4, rue du Clos Gaillard, ils appartiennent au service Santé-environnement de la Direction Santé publique. 

  • En quoi consiste le métier d’inspecteur de salubrité ?

    L’inspecteur de salubrité (IS) intervient sur le champ de la santé environnementale.

    Il assure le contrôle technique et administratif des règles d’hygiène sur le territoire de Valence et met en œuvre les procédures appropriées (mises en demeure, arrêtés, procès-verbaux d'infraction…). Pour cela, il articule les différentes réglementations sanitaires en intervenant au nom du Maire et/ou au nom du Préfet.

    Il participe également à la mise en place de projets liés à la protection contre les risques environnementaux et sanitaires. Concrètement, il agit pour protéger la santé des habitants contre les risques liés aux milieux et aux modes de vies : hygiène de l’habitat, sécurité sanitaire des aliments, bruits de voisinage et des établissements musicaux, eau, déchets, air…

    Pour remplir ces missions, il applique les réglementations et conduit des actions de prévention, de mesures et de contrôle sur le terrain.

  • Comment s’organise son travail au quotidien ?

    Il travaille à la fois au bureau et en extérieur. Il se déplace fréquemment sur le terrain pour :

    • Instruire, traiter et suivre les dossiers de plaintes des Valentinois liées à l’habitat, à l’ambroisie, aux moustiques-tigres, à la prolifération de rats ou de pigeons…Par exemple, suite à une plainte d'un habitant adressée au maire concernant un problème de salubrité dans son logement, l’inspecteur de salubrité prend contact avec l’administré et fixe un rendez-vous pour programmer une visite de son logement. L’inspecteur procède à des vérifications et, en cas de non-conformité, rédige un rapport et adresse un courrier au bailleur pour qu’il rende le logement conforme. En cas d’insalubrité avérée et grave, une procédure peut amener à faire prendre, par le Préfet, un arrêté avec travaux et/ou interdiction d’habiter. Cette procédure n’est cependant pas courante si le propriétaire fait le nécessaire.
    • Effectuer des enquêtes et évaluer le degré d’insalubrité des logements.
    • Procéder à des contrôles ciblés et établir les bilans correspondant. Dans les plaintes pour nuisances sonores liées à des activités professionnelles, l'IS peut, par exemple, être amené à vérifier sur place le bien-fondé d’une plainte et faire des mesures de bruit pour vérifier ainsi la conformité (mesure de l’émergence en comparant le bruit ambiant avec le bruit de l’appareil responsable)
    • Mettre en œuvre des opérations de prévention en matière de lutte contre les pollutions et les nuisances d’origines diverses afin de sensibiliser et de faire évoluer les pratiques. L'IS met, par exemple, en place des actions sur la qualité de l’air dans les écoles publiques valentinoises : étude des systèmes d’aération des locaux, sensibilisation aux bonnes pratiques pour améliorer la qualité de l’air...
    • Apporter une assistance technique et/ou une expertise aux autres services municipaux ou aux élus.
    • Intervenir sur des situations de crise telles que les accidents dus au monoxyde de carbone ou aux légionelloses (enquête épidémiologique et technique, constat, actes administratifs…).
  • Comment devenir inspecteur de salubrité ?

    Pour exercer le métier d'inspecteur de salubrité, une formation de niveau bac +2 minimum est nécessaire dans les domaines de la biologie, l’hygiène, la sécurité, l’environnement, les risques sanitaires, la santé environnementale ou l’éducation en santé publique.

    Ce sont les villes qui possèdent un service communal d’hygiène et de santé (SCHS) qui recrutent des techniciens territoriaux, les inspecteurs de salubrité. À Valence, le SCHS dépend de la Direction Santé publique. 

    Lorsqu'il exerce son métier, l’agent applique les pouvoirs de police du maire en matière de salubrité et d’hygiène publique. Il est officiellement assermenté après avoir prêté serment auprès du tribunal.

    Le technicien est également habilité par le Préfet, à la demande du Maire, pour appliquer les règles sanitaires, notamment en matière d’habitat indigne, de lutte contre le bruit  d’établissements musicaux recevant du public...

  • Quelles qualités sont nécessaires pour exercer ce métier ?

    Il est important d’avoir un intérêt certain pour les sciences et les domaines de l’environnement.

    L’écoute et de bonnes qualités relationnelles sont également nécessaires pour bien prendre en compte la demande des usagers ou pour gérer des situations de conflits.

    Lors des contrôles sanitaires d’habitat, le sens de l'observation est indispensable pour permettre d'établir des rapports de visite détaillés et complets.

    Enfin, il est important de savoir s’adapter et d'appréhender l’environnement. Avec le réchauffement climatique et les progrès de la science, de nouvelles problématiques sanitaires émergent et questionnent les habitants : ondes électromagnétiques, ambroisie, moustiques tigres…