Les rendez-vous de la santé

1er décembre : des actions à Valence pour la journée mondiale de lutte contre le sida

Le 1er décembre après-midi, le Centre santé jeunes de la Ville de Valence et le Centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostic (Ceggid) proposent aux 16/25 ans des ateliers de sensibilisation sur la thématique du sida et des Infections sexuellement transmissibles ainsi que  des tests de dépistage rapide d’orientation diagnostic (Trod).

Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le sida a été la 1re journée dédiée à la santé au niveau mondial. Elle a été instituée lors du Sommet des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida. Elle s'inscrit dans la stratégie mondiale de l'Onusida* 2016-2021 dont l’objectif est d'accélérer la riposte pour mettre fin à l'épidémie.  

 

 

 

Quelques chiffres**

En 2020

  • 37,7  millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH dont 150 000 en France
  • 25 000 personnes en France seraient porteuses du VIH sans le savoir
  • 1,5 million de personnes sont devenues nouvellement infectées par le VIH au niveau mondial. 6 000 en France dont 11 % chez les moins de 25 ans.

 

Qu’est-ce que le VIH ?

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est le virus respon­sable du syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Lorsqu’il pénètre dans l’organisme, le VIH attaque le système immunitaire qui protège le corps contre les maladies et les infections. Plus particulièrement, le virus infecte et détruit certains éléments es­sentiels au système immunitaire : des globules blancs appelés lymphocytes CD4. En l’absence de traitements antirétroviraux (ARV), la quantité de virus dans le sang (appelée « charge virale ») augmente, les défenses immunitaires chutent et l’infection évolue vers le stade sida.

Qu’est-ce que le sida ?

Le syndrome d’immunodéficience acquise, ou sida, est le stade le plus avancé de l’infection par le VIH. Ce stade est caractérisé par une perte progressive des défenses immunitaires et l’apparition de maladies opportunistes. En l’absence de traitements antiré­troviraux, l’organisme s’épuise rapidement. La personne décède alors de ces maladies et d’épuisement.

Quels sont les modes de transmission de ce virus ?

Pour que la contamination ait lieu, il faut nécessairement qu’il y ait un contact entre un liquide contaminant et une « porte d’entrée » dans l’organisme. Les seuls liquides potentiellement conta­minants sont les sécrétions sexuelles (le liquide séminal, le sperme, les sécrétions vaginales), le sang et le lait maternel.

Les portes d’entrée du virus dans l’organisme sont les mu­queuses de la bouche et les muqueuses sexuelles : le vagin, le gland du pénis, l’anus, mais également les plaies sur la peau.

Le VIH peut donc être transmis dans les situations suivantes :

  • Transmission sexuelle : par relations sexuelles (pénétrations vaginales et anales, rapports bucco-génitaux) non protégées avec une personne séropositive au VIH
  • Transmission sanguine : par utilisation de matériel contaminé d’injection, de piercing ou de tatouage
  • Transmission de la mère à l’enfant : une mère séropositive peut transmettre le VIH à son enfant lors de la grossesse, de l’accou­chement et de l’allaitement

Comment éviter les infections sexuellement transmissibles (IST) ?

Comme leur nom l’indique, les IST se transmettent lors de rap­ports sexuels non protégés.

Elles peuvent être causées par des bactéries (syphilis, blennorragie, infections à chlamydia) ou des virus (infection à VIH, hépatite B, herpès génital, condylomes).

Passant parfois inaperçues en l’absence de symptômes vi­sibles, les IST doivent être dépistées régulièrement. La plupart se traitent facilement. Non traitées, elles peuvent accroître le risque de transmission du VIH. L’utilisation du préservatif est le seul moyen de prévention des IST.

Depuis les années 2000, on assiste à la recrudescence de cer­taines IST chez les jeunes. Les femmes âgées de 15 à 24 ans et les hommes âgés de 20 à 29 ans représentent ainsi respectivement 60 et 50 % des dépistages à chlamydia (données du réseau de laboratoires Renago). Ce phénomène montre que l’utilisation du préservatif reste insuffisante, en particulier lors des fellations, qui sont un mode de contamination très « efficace ».

Se mobiliser, s’informer, se dépister

En mars 2021, le Centre santé jeunes a organisé un temps fort d’information et de dépistage : en 3 h, 28 Trods ont été réalisés et 26 jeunes ont participé à des ateliers collectifs sur les IST.

Pour le 1er décembre 2021, les professionnels du CSJ  comptent sur la mobilisation des jeunes et des structures partenaires.

En effet, si la crise sanitaire actuelle a renforcé les inégalités partout dans le monde, en France, ce sont les priorités sanitaires et les confinements successifs qui ont impacté les stratégies de prévention et de dépistage du VIH. La thématique pour 2021 de l’Onusida est « Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au sida. Mettre fin aux pandémies. »

* Programme commun des nations unies sur le VIH/sida

** Source : Onusida

Depuis le 1er janvier 2021 : un nouvel indice pour calculer la qualité de l'air

Chaque jour l’association de surveillance de la qualité de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes diffuse un indice Atmo, indicateur journalier de la qualité de l’air. Cet indice qualifie la qualité de l’air sur une échelle de allant de « bon » à « extrêmement mauvais » afin d'informer les citoyens.

Depuis le 1er janvier 2021, le nouvel indice permet de mieux appréhender la pollution dans toute sa diversité, répondant davantage aux attentes des citoyens : information localisée et contextualisée permettant d’adapter les comportements et de préserver la santé lors des journées très polluées.

Comment se calcule le nouvel indice ?

Désormais, l'indice Atmo se calcule par prévision sur les modélisations quotidiennes intégrant les données mesurées aux stations, les sources de pollution et la météo.  

La concentration de 5 polluants réglementés est prise en compte :

  • Les particules fines PM10 (plus de 10 micromètres)
  • Les particules fines PM2.5 (plus de 2,5 micromètres)
  • Dioxyde d’azote (NO2)
  • Ozone (O3)
  • Dioxyde de soufre (SO2)

Ce nouveau calcul est une avancée majeure. En effet, il permet une indication plus fine sur l’exposition de la population à la pollution de l’air et le nouveau polluant intégré (PM 2,5) a des effets sanitaires avérés. L'information est désormais possible à différentes échelles territoriales et le calcul est en cohérence avec l’indice européen (mêmes seuils, mêmes polluants et mêmes codes de communication).

Vous souhaitez obtenir des informations sur la qualité de l’air de Valence ?

Le site air-rhonealpes.fr vous informe. 

Les métiers de la Direction Santé publique : l'équipe encadrante

Depuis le début de l'année, la Direction Santé publique de la Ville a présenté le travail de ses équipes afin de mieux faire connaitre leurs métiers. Pour ce dernier rendez-vous de la santé de l'année, apprenez-en plus sur l’équipe encadrante de la Direction. 

De gauche à droite sur la photo: Pierre Tauleigne, Sylvie Ortéga, Valérie Mathieu, Émeline Dreveton et Lucile Vercoutère

  • Qui êtes-vous ?

    Émeline Dreveton : responsable du service prévention et accès aux soins

    Valérie Mathieu : responsable du service santé environnement et transition écologique

    Sylvie Ortéga : responsable du Centre santé jeunes

    Pierre Tauleigne : responsable de la cellule administrative et financière

    Lucile Vercoutère : médecin et directrice de la Direction Santé publique

    Organisation complète de la Direction.

  • Quelle est votre formation ?

    Emeline Dreveton
    Je suis titulaire d’un Master 2 éco-gestion et politiques publiques, spécialité politiques sanitaires et sociales. Dans ce cadre, j'ai passé une année en école de commerce à Athènes en Grèce et un stage professionnel de 8 mois à la mairie de Paris. J’ai débuté mon activité professionnelle par un contrat à l’Agence régionale de santé en tant que chargée de missions sur la démographie médicale et la gestion de la crise H1N1. Depuis 2009, à la Direction Santé publique, j’ai œuvré à la mise en place d’actions de prévention santé et au portage de projets tels que la Maison relais santé ou le Contrat local de santé. Puis, lauréate du concours d’attaché territorial, j’ai eu l’opportunité de devenir responsable du pôle prévention et accès aux soins.

    Valérie Mathieu
    Titulaire d’un Diplôme universitaire de technologie, option Génie de l’Environnement, j’ai commencé ma carrière en tant qu’inspecteur de salubrité au Service communal d’hygiène et de santé d’Issy-les-Moulineaux puis de Valence. Ces expériences et les formations continues en Santé-environnement m’ont permis d’accéder au grade d’ingénieure territoriale, responsable du service Santé-environnement de la Direction Santé publique de Valence depuis 2008, après réussite d’un examen professionnel.
    Le service Santé-environnement est composé de 3 inspecteurs de salubrité. Depuis le 1er janvier 2021, une chargée de mission Agenda 21 et développement durable, est venue compléter l’équipe. Enfin, je suis mise à disposition de Valence Romans Agglo en qualité de chargée de missions sur des thématiques en santé-environnement : qualité de l’air, dossier espaces animaliers.

    Sylvie Ortéga
    Je suis titulaire du diplôme d’état d’infirmière. J’ai fait de nombreuses formations sur la thématique de l’adolescence et de sa construction identitaire mais aussi sur la mise en place d’atelier autour du bien-être (toucher-massage, initiation à la sophrologie). Je suis aussi formatrice aux gestes de premiers secours. J’ai commencé ma carrière dans le milieu hospitalier, notamment en pédiatrie. J'ai ensuite exercé en tant que formatrice dans un institut de formation en soins infirmiers. Depuis 13 ans, je travaille dans le domaine de la santé publique. Dans un premier temps, en  milieu socio-éducatif à la protection judiciaire de la jeunesse en tant que conseillère technique santé, et depuis deux ans j’ai rejoint l’équipe de la Direction Santé publique en tant qu’infirmière coordinatrice du Centre santé jeunes.  

    Pierre Tauleigne
    J’ai un bac + 5 en comptabilité-finances. J’ai travaillé pendant 6 ans dans le privé (cabinet d’expertise-comptable puis direction financière d’une société dans le commerce) puis j’ai intégré la fonction publique territoriale comme responsable de la cellule administrative et financière du musée de Valence en passant le concours d’attaché territorial. Je travaille à la Direction Santé publique, en qualité de responsable de la cellule administrative et financière, depuis 2019.

    Dr Lucile Vercoutère
    J’ai une formation de médecin généraliste mais je me suis orientée, dès la fin de mes études, vers la santé publique avec des formations complémentaires. J’ai travaillé pour différentes collectivités (Mairies de Valence et de Reims, Département de la Drôme), mais aussi pour des associations (Planning familial, Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie). Je suis médecin-directeur de la Direction Santé publique de Valence depuis 2016.

  • Quels sont vos interlocuteurs au quotidien ?

    Nous travaillons avec des personnes aux statuts et profils très variés : les agents de notre Direction, les agents et responsables des différentes directions de la Ville de Valence, les élus de la collectivité, les partenaires (institutions, associations, professionnels de santé salariés ou libéraux), les usagers de nos services…

  • Quelles sont, pour vous, les qualités importantes d’un chef de service au sein de la Direction Santé publique ?

    En tant que chef(fe) d’équipe et de service, nous devons : 

    • Avoir des compétences techniques dans les domaines qui nous concernent, c’est-à-dire connaitre nos dossiers, nos partenaires
    • Savoir nous adapter aux demandes, aux contraintes, aux budgets…
    • Savoir encadrer une équipe, la motiver, la soutenir
    • Le tout avec bienveillance, efficacité, bonne humeur, adaptabilité !

    La solidarité au sein de notre équipe est importante, pour se soutenir en cas de difficultés.

    Nous nous adressons à un public quelquefois perdu, difficile, en situation de précarité ou de handicap. Il est important de rester ouvert et en recherche de solution aux problèmes apportés.

  • Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?

    Notre charge de travail peut être très dense sur certaines périodes, rendant difficile la possibilité de prise de recul sur des dossiers complexes.

    Notre cadre d’intervention très large apporte de la diversité, mais complexifie notre travail : il nécessite de maitriser beaucoup d’informations, de connaitre de nombreux partenaires, de se tenir à jour des cadres réglementaires.

    Avec les problématiques nouvelles et émergentes, il est nécessaire de trouver la bonne information et souvent de se remettre en question. Avec Internet, l’accès à l’information est facilité mais nécessite de savoir trier les données pour n’utiliser que les plus fiables scientifiquement.

    Notre rôle d’encadrant nous oblige à accompagner les collègues de nos équipes, quelquefois même à rectifier leur travail.

  • Qu’est-ce qui vous plait dans votre travail ?

    Nous avons un travail très enrichissant, du fait de la diversité des sujets traités, des partenaires rencontrés et des parcours professionnels de nos collègues de la direction. Nous avons l’impression d’apprendre toujours de nouvelles choses !

    Nous apprécions également la bienveillance collective au sein de notre direction tant envers les agents qu’en direction des usagers : nous avons le souci collectif de répondre au mieux aux habitants, même s’il faut revoir nos pratiques continuellement.

    La confiance de la direction de la Ville et des élus est également à saluer car cela permet de travailler dans une ambiance sereine. Le travail de l’équipe de direction est réalisé en confiance et avec solidarité.

    Nous aimons aussi les nombreux liens avec d’autres professionnels intervenant sur Valence, le sentiment de se sentir utile et de rendre service aux habitants, la fierté de voir aboutir des projets concrets, quelquefois difficiles…

    Citons quelques belles réalisations de cette année 2021 :